Après les enseingants, le personnel du ministère de l’Enseignement supérieur entre en grève

Présidence université Abidjan
Présidence université Abidjan

Après les enseignants, le personnel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique sera en grève à compter du 05 mars. C’est la décision de l’Assemblée générale du Syndicat des agents de  l’Administration centrale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique () le 13 février dernier au Musée des civilisations d’Abidjan.

A l’issue de cette Assemblée générale, un préavis de grève courant 2 semaines a été déposé dans l’objectif de laisser deux semaines au ministre Abdallah Mabri Toikeusse pour se pencher sur la question des primes qui fait l’objet de remous depuis bientôt 2 ans au ministère de l’Enseignement supérieur.

Selon , secrétaire général du Syaac-Mesrs, « Cette période censée donner une marge de manœuvre au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique doit être pour lui une occasion à saisir afin de démontrer sa bonne foi en signant l’arrêté portant primes trimestrielles d’activités au profit des agents.

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Faute de quoi, une grève sera déclenchée jusqu’à satisfaction des revendications ». Pour lui, l’espoir suscité avec l’arrivée du ministre Mabri à la tête dudit ministère s’est vite transformé en une désillusion pour l’ensemble des agents. «Avec l’arrivée du ministre Mabri, les agents ont jubilé et là, nous sommes à près d’un an, nous constatons que nous avons jubilé pour rien parce qu’il n’y a rien qui se dessine à l’horizon. Dans les échanges, il nous donne l’impression qu’il est partant pour nos primes mais en réalité rien. Un atelier a même été organisé sur cette question et depuis rien. Ce que nous apprenons, c’est que certains directeurs ne veulent pas coopérer, c’est-à-dire refusent que nos primes nous soient versées ».

Le personnel attend depuis 2016, date de l’adoption du projet relatif aux primes issues des recettes générées par les services de l’administration centrale dont 60% sont censés être reversés au personnel. Il s’agit de 2,4 milliards générés chaque année qui devraient revenir aux agents.

En décembre 2016, l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur, Bakayoko Ly-Ramata, avait organisé un atelier portant répartition des primes à l’administration centrale, dont l’application était prévue en mars 2017. Avec l’arrivée du ministre Mabri, le personnel avait nourri l’intime espoir que cela serait fait.

J.P