Attaque de syndicalistes par des miliciens à Bouaké : L’intégralité de la bande sonore d’un acteur direct

Grève des enseignants à Bouaké attaquée par des miliciens

Dans la journée du lundi 25 février 2019, des enseignants syndicalistes ont été tabassé dans la ville de Bouaké pour avoir voulu organiser une marche de protestation. Ci-dessous Ivoiresoir.net vous propose l’intégralité de la bande sonore d’un acteur direct.

Locuteur: (dialecte dioula), est-ce que tu comprends! Je l’ai appelé je lui ai dit. Parce que hier je vous ai parlé. Mais Yéo lui même (dialecte dioula) ça va pas les arranger. 

Interlocuteur : oumh! 

Locuteur : il n’y a pas au monde, il n’y a pas quelqu’un qui peut faire bras de fer avec le pouvoir.


Interlocuteur : jamais!! Jamais!! 


Locuteur: le pouvoir a toujours un plan b pour quelqu’un. 


Interlocuteur : oui! 


Locuteur: donc là, j’ai dit à Konaté, faut dire, il n’a qu’a s’arranger, c’est-à-dire ( dialecte) c’est mieux quoi!! 


Interlocuteur : oui


Locuteur: je vous jure!!! Ce qui vient là, c’est une journée qui sera trop longue pour les enseignants à Bouaké; ceux qui sont devant hein! Ceux qui sont devant!! La nuit sera très longue pour eux! 


Interlocuteur: oumh! D’accord. 

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Locuteur: parce que moi solo m’a appelé, on a envoyé une drone pour regarder la marche qu’il aura réunion là bas en bas de l’arbre de manguier là


Interlocuteur : inhein!!!


Locuteur: nous on a des drones actuellement à Bouaké ici. 


Interlocuteur : wai !!


Locuteur: même matin quand les gens ont coupé la route vers prison civile là, c’est drone là qui nous a envoyé l’image. Même ceux qui sont cagoules là, on a trop vu dans les images déjà. Ils sont parti à l’inspection aujourd’hui, on a vu! 


Interlocuteur: hum! 


Locuteur: drone là vous suivait, c’est pour dire que , non je dis que ceux qui sont sorti aujourd’hui là, drone là les suivait. 


Interlocuteur : anhan!!! Orcôni. 


Locuteur: c’est pour dire que c’est pour dire que les têtes pensantes de ce mouvement là


Interlocuteur : oumh! 


Locuteur : les têtes pensantes de ce mouvement là, ils ont pris une autre allure, une autre direction qui ne vas pas les arranger oh. 


Interlocuteur : oumh!!! 


Locuteur: il y a des renforts qui arrivent de Abidjan; moi j’ai fait ce que je pouvais faire, hier j’ai parlé. 


Interlocuteur : oumh! 

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Locuteur : j’ai dit ce que je pouvais conseiller; mais bras de fer bras de fer avec le pouvoir avec l’État là, vraiment! Moi je suis meurtri de coeur, pourquoi ! Parce que je vois ce qui vient. 


Interlocuteur : oumh! 


Locuteur : j’ai vu l’expérience je sais de quoi je parle; 


Interlocuteur : wai wai; 


Locuteur : je sais de quoi je parle! Sinon j’ai appelé Konaté, Konaté ! J’ai appelé Fanny il n’a pas pris. Mais lui il sait pas; Fanny sait pas. Il pense que les T sont rebelle! Quand on te dit que tu as des démobilisés veulent devenir enseignants là, y a beaucoup de chose derrière hein!! Y a beaucoup de chose derrière. Mais Fanny,Yéo, ils sont cités ces deux noms, les Balo quoiquoiquoi là. Aaaah!!! Vraiment!, c’est pas c’est pas bon! 


Interlocuteur : d’accord. 


Locuteur : je vais te dire hein. Tu es là non, je vais te dire , je vais te donner le nom de certaines personnes. 


Interlocuteur : Han!!!! 


Locuteur: une liste qui venu d’Abidjan. Attends hein!! Ils sont quinze personnes. 


Interlocuteur : éeeh Allah tônongôyé , allah!,


Locuteur : Don Yves / Bongué Salif ./ Agbofou Afou Kevin lycée / Belleville/ / N’Guessan Sébastien André IEP N’GAtakro/ ; tu vois tout ça là, il y a en trop de liste , c’est venu d’Abidjan ; j’ai été cherché matin là; 


Interlocuteur : hum! 


Locuteur : donc c’est pour te dire ( dialecte), l’État veut plus faire bras de fer avec vous; 


Interlocuteur : ok!,


Locuteur : ils veulent plus négocier même. Parce que où la négociation s’en va; parce que les gens on dit qu’ils veulent faire année blanche; donc les gens vont passer par la dictature. 


Interlocuteur : oumh! 


Locuteur : donc j’ai appelé Konaté Ayé Sabari ( dialecte) 


Interlocuteur: d’accord! 


Locuteur: faut savoir en tout cas la journée d’aujourd’hui là, faut pas te déplacer. ( dialecte) les causeries dans les coins là, faut éviter les gens; faut éviter tout contact même avec les gens aujourd’hui. 


Interlocuteur: ok! J’ai compris. Merci beaucoup. I k main mais comment on appelle Konaté. C’est qui? Gnahoré Charly non! ( dialecte) 


Locuteur: voilà voilà ! 

Interlocuteur : ah d’accord (dialecte) nous mêmes on est dans son mouvement oh force 2015 là (,dialecte) ! Ok ok! 

Locuteur: moi même c’est le conseil que j’ai donné à Konaté oh!

Interlocuteur : ok ok!! C’est compris , ok merci beaucoup.

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