Attaques contre les symboles de l’État : Résultat du « clientélisme » et du « sectarisme »

Après Bloléquin, quelle autre ville sera victime d'attaques contre les symboles de l'Etat

, , , , , etc. : À quelle ville le prochain tour, en ce qui concerne les attaques contre les symboles de l’Etat ? Les populations ont décidé de se rendre justice, hélas ! Ces faits qualifiés d’extra-judiciaires, démontrent le délitement de nos institutions.

Un État de droit se construit sur la base de la confiance des citoyens en leurs institutions. De leur confiance en la capacité des institutions à assumer ses devoirs dans la rigueur, la transparence et en produisant de bons résultats. En effet, très rares sont les enquêtes annoncées qui aboutissent. Combien de personnes sont victimes des microbes et des bandits de grand chemin, sans pouvoir compter sur l’appareil sécuritaire du pays ?

Notre peuple croule sous le poids des difficultés sociales sans pouvoir bénéficier d’une protection émanant de ceux à qui il a pourtant donné mandat de le faire. Des terres sont illégalement occupées sur le territoire national au détriment des propriétaires qui n’espèrent en aucune restitution. De hautes autorités étatiques et leurs épouses se servent de leurs positions politiques pour avoir un pouvoir économique sans partage au grand dam des entrepreneurs ivoiriens. L’Exécutif est incapable de panser les plaies des citoyens et de conduire le pays vers une paix durable, etc.

« La rupture de la confiance en nos institutions affaiblies par le clientélisme et le sectarisme se matérialise par les attaques répétées contre les symboles de l’État »

La rupture de la confiance en nos institutions affaiblies par le clientélisme et le sectarisme se matérialise par les attaques répétées contre les symboles de l’État. Comment peut-il d’ailleurs en être autrement lorsque la seule alternative laissée à un peuple déboussolé est la violence ? L’apologie des hommes en armes qui se soulèvent et reçoivent des millions de francs CFA, en récompense de leur soulèvement, la démission des institutions face au souffrances quotidiennes… La construction d’infrastructures avec de graves surfacturation tout en demandant des sacrifices inacceptables au peuple…

Cupidité grotesque

Ce régime, sous sa cupidité grotesque et son égo surdimensionné, est en train de réunir les conditions de sa chute brutale. Lorsque les institutions sont affaiblies, elles offrent les conditions d’une aventure, le peuple alors se radicalise et sort peu à peu de ses craintes en s’exprimant de la façon la plus explosive qui soit à la moindre petite occasion.

Si ces faits et actes ne sont pas suffisants pour interpeller ce régime alors tant pis. En tout cas si tout cela peut avoir au moins le mérite de mettre le peuple au cœur d’un changement en sa faveur, ce sera tant mieux. L’histoire est un témoignage.