Botro : Le commissaire blessé dans un assaut, suite à une fausse rumeur sur Facebook

Elèves incarcérés à Botro
Elèves incarcérés à Botro

Dans la nuit lundi 11 au mardi 12 février 2019 la ville de , dans le centre du pays, a été le théâtre d’actes de vandalisme d’une extrême violence. Le commissariat de police a été saccagé par des élèves et des badauds à la suite d’une fausse rumeur faisant état de la mort de deux des leurs.

Le lundi 11 février 2019, une manifestation d’une rare violence a été organisée par les élèves de la ville Botro contre l’arrêt des cours, qui dure depuis quatre semaines. « Nos enseignants grévistes du public de Botro font la grève depuis pratiquement un mois mais ils vont donner des cours au privé », dénonce un élève sur place.

Au cours de la manifestation, certains élèves grévistes ont été interpellés par la police avant d’être libérés plus tard après une visite du préfet qui leur a prodigué des conseils. C’est à la suite qu’une rumeur balancée sur Facebook, faisant état de la mort de deux élèves en détention, a enflammé la ville. Une information totalement fausse.

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Des élèves et des badauds se sont attaqués au commissariat pour rendre  »justice » aux « disparus ». Le commissaire qui essayait de leur faire entendre raison a été blessé pendant l’assaut. Les manifestants, pour exprimer leur mécontentement ont attaqué et pillé le commissariat de la ville, causant d’énormes dégâts matériels.

Aucune perte en vie humaine n’est enregistrée mais des blessés ont été signalés du côté des forces de l’ordre. Notamment le commissaire de police et un agent de police. Notons que les agents de police de Botro manquent de moyens d’intervention. Pour l’heure, c’est le calme plat dans la ville.

En effet, les enseignants du secondaire public ont entamé le mardi 22 janvier 2019, une grève pour la résolution des différents points de revendications. Ceux-ci portent sur la revalorisation des indemnités de logement, la suppression des cours de mercredi, le relèvement au double de toutes les primes de correction, la suppression de l’emploi d’instituteurs adjoints (IA) et le reversement des 500.000 FCFA des ex-contractuels.

Karina Fofana