Côte d’Ivoire : 127 élèves de 12 à 15 ans enceintes au CM2, en 2018

Kandia Camara, ministre de l'Education nationale, le 22 février 2019 lors des
Kandia Camara, ministre de l'Education nationale, le 22 février 2019 lors des "Rendez-vous du gouvernement"

La Direction des stratégies, de la planification et des statistiques (DSPS) du ministère de l’Education nationale a rendu publique, le jeudi 28 mars 2019, les données statistiques 2018-2019.

L’on note que globalement, en matière de grossesses en milieu scolaire, certes il y a une baisse, mais celle-ci est très légère. Le rapport de l’année dernière présenté par les services de la ministre , présente à la cérémonie, ne dévoile pas une différence fondamentale.

A l’école primaire, 127 cas de grossesses ont été enregistrés, au cours de l’année scolaire 2017-2018 contre 139 en 2016-2017. Une petite différence de douze cas. Toutes les filles enceintes au primaire, ont moins de 15 ans, des cas de 12 ans ayant été enregistré. Au secondaire, on dénombre 4 034 cas de grossesses dans le secondaire général entre 2017 et 2019 en zone urbaine contre 441 en zone rurale avec un pic remarquable chez les élèves filles de 3ème. 1 216 en zone urbaine et 122 en zone rurale, contre 4171 cas au total en 2016-2017, soit une légère baisse de 154 cas.

Comme on le constate, beaucoup reste encore à faire pour éradiquer ce phénomène qui pousse de nombreux élèves à abandonner le chemin de l’école ou à connaitre un retard dans leur progression scolaire. Le ministère et ses partenaires sont appelés à redoubler d’efforts contre ce phénomène. Autres faits relevés par ces données, c’est le nombre toujours élevé d’enfants ne disposant pas d’acte de naissance.

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Notons que 1141 942 élèves sont inscris à l’école primaire cette année. « Ces statistiques sont importantes pour un meilleur pilotage du système éducatif et pour mieux orienter la politique en matière d’éducation » a souligné Kandia Camara.

Un satisfecit qu’a partagé, sans qu’on ne décèle nettement le motif de cette satisfaction, au vu des chiffres toujours catastrophique, le directeur de la DSP, Mamadou Fofana. Pour sa part, le représentant de l’, Aboubacar Kampo, a plaidé pour une meilleure intégration des enfants qui restent encore nombreux, en dehors du système scolaire. Une préoccupation partagée par Anne Lemaistre, représentante résidente de l’.
Elvire Ahonon