Les étudiants de l’INJS : « Tant que le directeur Habib Sanogo est là, nous ne reprenons pas les cours »

Les étudiants de l'INJS réclament la tête de leur directeur Habib Sanogo
Les étudiants de l'INJS réclament la tête de leur directeur Habib Sanogo

Eric Privat Dié, étudiant en troisième année d’éducation motrice, a trouvé accidentellement la mort, dans la matinée du mercredi 6 juin 2018 dernier à la salle polyvalente de l’Institut national de la jeunesse et des sports ().  démission.

Une semaine après la mort de cet étudiant,  ses amis ne décolèrent pas. Ils réclament ’’la tête’’ du directeur Habib Sanogo. Ils l’ont  dit de vive voix au ministre des Sports et des Loisirs, Francois Albert Amichia.

« TTant que  le directeur Habib Sanogo est à son poste, nous ne reprendrons pas les cours », ont clamé les étudiants. Les étudiants lui reprochent sa gestion approximative de l’institution. Des cotisations non justifiées pour l’achat de tee-shirts et autres. « Nous ne sommes pas dans une caserne pour être traités de la sorte », ont-ils fait savoir.

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La mort inattendue d’un des leurs constitue désormais un prétexte pour dénoncer, selon eux, les abus qu’ils subissent. Le ministre Amichia, après avoir écouté pendant plus d’une heure, les étudiants, les a invités à l’apaisement en les exhortant à reprendre les cours malgré leur douleur légitime devant la disparition inattendue de leur camarade.

Pour exprimer la compassion du gouvernement et du chef de l’Etat Alassane Ouattara, Amichia s’est rendu  au domicile de la famille du défunt sis à Gonzagueviille. « Je suis l’envoyé du premier ministre et du président de la République. Le Chef du gouvernement, SEM , m’a donné des instructions. Le gouvernement prend toutes les obsèques en charge. Je suis là pour traduire la compassion du gouvernement à votre famille », a dit Amichia avant de remettre la somme d’un million FCFA aux parents du défunt. Les obsèques sont prévues pour les 06 et 07 juillet prochain.

Dié Eric Privat

INJS Habib Sanogo démission : plateforme revendicative des étudiants

Le collectif des délégués de l’INJS voudrait bien jeter un regard rétrospectif sur l’évolution des conditions de travail et de vie des étudiants dans notre institution.

Cette action due à un certain nombre de démarches infructueuses et de frustration: subies par les étudiants de l’INJS, de manque de cadre d’échanges et suite au décès de notre camarade étudiant M. DIE ERIC PRIVAT en Licence 3 d’EPS devant le regard indifférent de la Direction Générale de l’INJS (…)

Des étudiants de la cité de l'INJS toujours pas relogés, après la Francophonie
Des étudiants de la cité de l’INJS toujours pas relogés, après la Francophonie

Par la présente et conformément à l‘article 39 de l’extrait du règlement intérieur de l’INJS portant sur la liberté d’association garantie par la loi n° 60-315 du 21 septembre 1960 du code civil ivoirien. le collectif des délégués vous notifie une plateforme revendicative résumée en ces points :

  • Refus de loger les étudiants alors que ceux-ci sont utilisés à d’autres fins ;
  • lndisponibilité des tenues payées depuis la rentrée au prix de vingt-cinq mille (25 000 FCFA ) pour les kits sportifs et cinq milles (5000 FCFA) payés depuis trois années successives pour les polos ;
  • Absence de cadre de discussion pour la prise en compte et la résolution des préoccupations des étudiants ;
  • En lieu et place de cadre d’échange, ce sont des menaces de renvoi et reprise de l’année académique qui sont brandies aux étudiants ;
  • Bourses payées tardivement: rejet des quarante-huit (48) dossiers de bourse pour retard de dépôt une première chez nous ;
  • Stage de la promotion Master 1 bâclé avec un mois au lieu de trois mois de stage comme prévu;
  • Prime de stage de soixante mille (60 000 FCFA) reçue au lieu de quatre-vingt-dix mille (90 000 FCFA) comme prévue pour la promotion Master 1 ;
  • Ponction de trente mille (30.000 FCFA) pour la licence et soixante mille francs (60.0000 FCFA) pour les Masters sur les bourses pour une certaine autre inscription universitaire en plus: (1% baie d’inscription habituelles) ;
  • Absence récurrente de médecins pendant les heures académiques ;
  • Suspension des cours au profit des activités extra universitaires ;
  • Le non-respect du calendrier académique ;

À ce titre le collectif des délégués voudrait par cette note, souhaiter la résolution des différents problèmes que vivent les étudiants de l’INJS qui sont :

  • Prise en compte des obsèques de l’étudiant DIE ÉRIC PRIVAT ;
  • Demande impérative du départ du Directeur Général de l’INJS afin que reprennent les cours ;
  • Attribution des chambres aux étudiants pour faciliter l’accès à l’établissement et permettre de bonnes conditions d’étude ;
  • Traitement plus humain et professionnel des étudiants par le personnel et une permanence nocturne du Centre National de la Médecine (CMS) ;
  • Mise à la disposition des tenues payées depuis la rentrée académique ;
  • Remboursement des frais de polo (5000 FCFA) depuis quatre ans aujourd’hui ;
  • Paiement régulier des bourses et ce, aux périodes fixées par le calendrier ;
  • Réadmission des quarante-huit dossiers de bourses rejetés ;
  • Ouvrir un cadre d’échangé pour la résolution permanente des problèmes des étudiants et non des mini conseils de disciplines ;
  • Demande d’explication pour la ponction des trente milles et soixante milles francs pour cette autre d’inscription depuis quatre ans ;

Le Collectif des étudiants délégués de l’INJS

Exclusif / INJS : La « cité de Bictogo » louée à des privés, après la Francophonie, des étudiants sans logement