Grave dérapage de Justin Koua à Anono : « Nous allons faire porter à Ouattara ses habits de deuil »

Justin Koua de la JFPI, au meeting de EDS à Anono, le samedi 15 septembre 2018
Justin Koua de la JFPI, au meeting de EDS à Anono, le samedi 15 septembre 2018

, président de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI) proche d’, et ancien pensionnaire de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (), a tenu un discours violent, ce samedi 15 septembre 2018, au meeting de la Jeunesse de EDS. Nous vous proposons de larges extraits tout en condamnant ce genre de propos qui ne font pas avancer notre démocratie et desservent leurs auteurs. Discours de Justin Koua à Anono.

Il exige la liberté des prisonniers militaires et la réforme de la sinon le peuple de Côte d’Ivoire va le contraindre à le faire. Il faut libérer car la patrie ne dinosaure pas les patriotes. et ses amis ont défendu et protégé la patrie.

Partout où nous allons prendre le micro, nous allons exiger sa libération parce qu’on ne peut pas prendre une loi d’amnistie pour effacer les faits dont certains sont jugés coupables où certains sont libérés pendant que les autres sont maintenus. On ne peut pas aller à la Mecque faire cinq fois le tour de la kaaba et revenir dans son pays avec des prisonniers politiques maintenus.

ne peut pas aller se confesser à la Mecque pour ses nombreux péchés et revenir retomber dans les mêmes péchés. Nous lui demandons de libérer les prisonniers militaires. Cette ordonnance montre deux types de sociétés en Côte d’Ivoire. Leurs enfants ont accès à l’école et à la formation. Ils sont envoyés dans les meilleurs établissements de l’Europe, des Etats Unis, du Maroc pendant que nous ne sommes pas capables de payer nos scolarités.

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Nous prenons les cours sous les lampadaires. Avec nos diplômes, nous sommes réduits à la mendicité. Ils ont recruté des soient disant bénévoles qui ne savent ni lire ni écrire qui doivent enseigner nos enfants. Ils ont accès à l’emploi ; ils ne passent pas de concours ; on dresse leur liste pour les injecter à la police, à la gendarmerie, aux impôts, à l’ENA etc pendant que nous échouons. Aujourd’hui dans cette complaisance, on a dans notre administration des dozos (NDLR chasseurs traditionnels) et la république se désagrège de jour en jour.

«  ne peut pas conduire le destin électoral des Ivoiriens. »

Eux, ils utilisent l’argent du cacao, d’anacarde, de l’hévéa de nos parents pour s’enrichir. Ils sont à l’aise et nos parents meurent dans les plantations. Ils nous volent pour devenir ce qu’ils sont. Le combat qui nous appelle maintenant est celui de la CEI. Dites à Alassane Ouattara de respecter les Ivoiriens ; ne relève pas leur colère. Nous voulons une nouvelle CEI pour l’honneur du pays. Youssouf Bakayoko ne peut pas conduire le destin électoral des Ivoiriens.

Tu ne peux pas annoncer dans ton discours du 6 août la réforme de la CEI et discréditer ta parole. Nous ne pouvons pas l’accepter. La parole du chef de l’Etat doit être digne de respect. Le peuple doit contraindre Alassane Ouattara à la réforme de la CEI. Je suis venu parler au peuple pour cette mission. Le combat nous appelle ; nous voulons la réforme de la CEI et nous l’obtiendrons. Si nous n’avons pas une nouvelle CEI ce n’est pas évident que nous allions aux élections le 13 octobre 2018.

« Nous allons faire porter à Alassane Ouattara ses habits de deuil et le conduire à sa dernière demeure. »

D’ici le 13 octobre, Alassane Ouattara doit nous appeler à la discussion. Je lui demande de se presser d’appeler le Pr , le Pr Aboudramane Sangaré à la discussion. S’il ne se presse pas, il sera dépassé par les événements. Nous allons faire porter à Alassane Ouattara ses habits de deuil et le conduire à sa dernière demeure. Ma bouche annonce la paix et je suis en train de le faire.

S’il nous invite au combat nous allons le faire ; s’il nous invite à l’affrontement, au désordre, nous irons. La plaisanterie à trop duré. Nous lui ferons porter ses habits de deuil et je lui donne ma parole. L’heure a sonné pour que le peuple reprenne son destin en main pour sauver la Côte d’Ivoire. Rassurez-vous ce combat, nous le gagnerons ; l’esprit de ce combat s’appelle .

Il est en route pour venir sauver la Côte d’Ivoire à nouveau. Il vient construire la république désagrégée par les machettes d’Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo vient pour rassembler les Ivoiriens quel que soit leur bord politique et leur origine. En 2020 avec le président Laurent Gbagbo, nous allons gagner les élections.

Propos recueillis par Karina Fofana

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