« Grève à relent politique », Pacôme Attaby (Cosefci) répond à Sidi Touré : « C’est de la démagogie »

Pacôme Attaby, porte-parole de la Cosef
Pacôme Attaby, porte-parole de la Cosef

« Ce sont des grèves qui ne sont pas justifiées, qui ont un relent fortement politique», a indiqué , ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement lors de son compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 27 février 2019. Voici les cinq points de revendication non-politiques des enseignants.

« La revalorisation de l’indemnité de logement, la suppression des cours de mercredi, le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires, la mise en place des intendances intégrées aux examens et la rémunération de la surveillance, le paiement des 500.000 FCFA des enseignants ex-contractuels, la suppression de l’emploi d’instituteur Adjoint », tels sont les cinq points de revendications énumérés par Pacôme Attaby, porte-parole de la Coalition du secteur Education/Formation (COSEFCI) qu’IvoireSoir.net a joint.

Selon lui, les cinq points de revendications n’ont rien de politiques. « Nous demandons au gouvernement de nous fournir les éléments de preuves de la politisation de notre mouvement. Qu’il nous montre que notre grève est politique en donnant des réponses au moins aux préoccupations sociales. Il n’a rien donné jusque-là. Et, nous poursuivons la grève, c’est logique. Pour nous, le gouvernement fait de la démagogie. Ce n’est pas nous qui décrétons l’année blanche, mais nous sommes déterminés à ne pas faire cours jusqu’à ce qu’on ait gain de cause. Et ‘’bien de cause  » pour nous, ce sont les cinq points que nous venons de citer.

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Lorsqu’on entend ‘’revendications politiques’’ nous ne comprenons pas le gouvernement. Nous demandons qu’il se fasse mieux comprendre parce que jusque-là on ne comprend pas ses agissements ».

Selon un membre de l’intersyndicale des syndicats du préscolaire et du primaire de Côte d’Ivoire (ISEPPCI) également, les revendications sont loin de la politique. Elles portent notamment sur: « La suppression des cours de mercredi, la finalisation du profil de carrière, la question des concours de promotion dans les emplois d’instituteurs et la question relative à la question des instituteurs adjoints et la question de la revalorisation de l’indemnité contributive de logement. Il n’existe nulle part de revendications politiques ».

Roxane Ouattara