Municipales au Plateau: Ce qui n’a jamais été dit sur Ouattara Dramane dit OD

Rencontre d’échange et de discussion (OD), journalistes et influenceurs du web, ce mardi 5 mai 2018 au Cercle du rail au . « L’optimiste déterminé » a ouvert une brèche de sa vie aux média.  municipales Plateau.

« Je suis Ouattara Dramane à l’état civil, je suis né un 4 juin 1964 dans le worodougou, dans la sous-préfecture de . Donc hier j’étais à mon 54ème anniversaire. Mon père est et ma mère est d’un père baoulé et d’une mère . Je suis né là-bas et j’y ai entamé mes études scolaires, primaires. Après je les suivi ici à Abidjan puisque mon ainé y avait été affecté. Avant d’arriver à Abidjan, j’ai mené une bonne partie de ma vie au village.

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J’ai eu la chance d’avoir un père chef de village et il était quelqu’un de profondément attaché à l’humain. Parce qu’en pays sénoufo et particulièrement dans mon village, quand un étranger arrive, on le conduit chez le chef du village. C’est là-bas qu’il reste le temps qu’il souhaite et puis, poursuivre après son voyage.

« A cette époque dans les années 70, j’étais le plus jeune de la famille et figurez-vous que chez nous quand il y a un étranger, on vous demande d’aller lui tenir compagnie »

A cette époque dans les années 70, j’étais le plus jeune de la famille et figurez-vous que chez nous quand il y a un étranger, on vous demande d’aller lui tenir compagnie. Ces étrangers étaient pour la plupart, des personnes venaient du Burkina, du Niger ou du Mali. Des personnes indigentes qui  marchaient pour venir chercher fortune en Côte d’Ivoire et ils s’arrêtaient de village en village pour travailler dans les champs, avoir quelques moyens et puis repartir à pied vers la ville qui était leur destination finale.

Il me revenait toujours de tenir la main, d’accompagner ces différents étrangers pendant leur repas. Ces personnes que je ne connaissais pas. Au départ, je le vivais mal parce que je ne comprenais pas que des gens que je n’avais vus, on me demande d’aller partager le repas avec eux. Et puis, après j’avoue que je prenais plaisir à partager ces moments avec ces personnes, parce que j’ai fini par comprendre que derrière chacune de ces personnes, il y avait une histoire, il y avait une vie.

« Mon rapport à l’autre »

C’est parfois, l’orphelin qui a décidé de partir pour se « chercher », c’est parfois quelqu’un qui est persécuté, qui a décidé de partir. Ces personnes, partageaient leur histoire avec moi, on devenait amis pendant une semaine ou deux, et après ils partaient.

Certains de mes amis d’un moment ont même souhaité avec la mort de mon père comme on dit chez nous, me laver, me donner ce qu’ils pouvaient me donner c’est-à dire me faire laver de médicaments qui ont été préparés. Ce sont des moments importants parce qu’ils ont changé ma relation en autre. Je ne regarde plus l’autre par rapport à ce qu’il a comme fortune mais parce qu’il est un être humain et il a une histoire et il faut qu’on le respecte tel qu’il est.

Mon départ au CP1. J’étais au village, je surveillais le champ de maïs avec mes cousins et puis, j’ai vu arrivé à moto un de mes grands cousins qui est venu dire « on m’a demandé de venir chercher Dramane pour l’envoyer à l’école ». Je n’étais pas content parce qu’on avait pris au piège un agouti, qu’on était en train de mettre au feu.

Ouattara Dramane municipales Plateau et arrivée à Abidjan

Je n’étais pas d’accord et on a dû me poursuivre dans la plantation de maïs, et puis on m’a attaché à mon cousin pour que j’arrive au village. Le cousin m’a envoyé directement à l’école tout crasseux. Parce qu’à l’époque, on avait une peur bleu des instituteurs. Etant donné que je venais du champ c’était dur de rester tranquille. C’est comme ça que j’ai passé ma première matinée école.

A midi, je suis rentré à la maison, j’ai pris un bain, on m’a apporté ma tenue. Parce que mon ainé qui est à la RAN qui a fait justement que j’ai eu ce lien avec le plateau, avait souhaité que son petit frère parte à l’école. Voici comment je suis parti à l’école. J’ai fait une partie de mes études primaires là-bas, et quand il a déménagé à Abidjan, il a souhaité que je le rejoigne.

Prince Beganssou

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