Riviera 2 : La FESCI attaque l’ESMA, des véhicules cassés

La Fesci a attaqué l'ESMA le lundi 1er avril 2019

Le Président directeur général de l’ (), a animé une conférence de presse le lundi 1er avril 2019 à la Riviera. dénonce les actes de vandalismes orchestrés par la () dans la matinée du 1er avril en endommageant plusieurs de ses véhicules de service.

Ce matin vers 9 h 45 nous avons été victimes d’actes de vandalisme perpétrés par une trentaine d’étudiant se réclamant de la coordination FESCI Abidjan nord des grandes écoles dirigé par Mohamed Kanté. Ils ont tenté de forcer le portail mais les vigiles se sont interposés. La FESCI nous reproche deux faits. D’abord que j’accorde des places gratuites à certains des leurs.

En réponse j’ai refusé car je ne céderai pas à leur chantage. Ensuite elle estime que les frais d’inscription homologué sont de 85 000 FCFA et que les frais annexes qui s’ajoutent ne sont pas indiquées sur un arrêté signé par le ministre de tutelle », explique-t-il. « De ce constat selon elle, nous n’étions pas en droit d’appliquer des frais annexes. Pourtant lors de la rencontre avec le ministre, certes l’arrêté indique 85 000 FCFA pour les frais d’inscriptions, mais pour les filières tertiaires le ministre autorise que les frais annexes soient au maximum de 100 000 FCFA et 200 000 FCFA pour les filières industrielles », poursuit le fondateur de ESMA.

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« Face à mon refus catégorique le mardi 26 mars 2019, Mohamed Kanté a menacé d’agresser tout étudiant de mon établissement qu’il trouverait en ville. Il a promis de les empêcher par tous les moyens de venir au cours. Il a mis cette menace en application car un de mes étudiants a reçu un coup à la bouche et plusieurs d’entre eux sont menacés à la gare nord. », dénonce-t-il la gorge nouée. A l’en croire, « le point des dégâts commis s’élève à cinq véhicules endommagés dont le mien, des vitres de bureau brisés.

Nous avons pu identifier également le général Toro parmi les manifestants. Nous avons porté plainte à la gendarmerie de Cocody ». Répondant à la question s’il avait un deal avec la FESCI Vakaba Doumbia répond sans détour, « nous n’avons pas de deal avec elle. Je dis toujours à cette organisation que je suis là former. Le problème est qu’ils veulent installer une section dans mes locaux, chose que je refuse ». « Soit on est là pour défendre les intérêts des étudiants, soit on est là pour défendre ses propres intérêts. Nous sommes régulièrement visités par cette organisation. », s’est-il empressé de dire. Et de conclure, « je suis désolé de savoir que des jeunes gens pour qui nous faisons des efforts commettent de tels actes ».

Karina Fofana