Saccage d’urnes dans le fief d’Ezaley à Grand-Bassam, Guikahué : « Ai-je cassé à Gagnoa quand mon candidat a perdu ? »

Maurice Kakou Guikahué, le 12 octobre 2018 lors d'une conférence de presse au siège du PDCI à Cocody
Maurice Kakou Guikahué, le 12 octobre 2018 lors d'une conférence de presse au siège du PDCI à Cocody

Le secrétaire exécutif du PDCI-RDA, Maurice Kakou Guikahué a animé une conférence de presse le mardi 18 décembre 2018 à Cocody pour dénoncer les casses et l’achat des consciences qu’il a observé au cours de ces élections partielles.

Pour lui, notre pays a eu un regret d’estime de la part de la communauté internationale. « La Côte d’Ivoire a eu un regret d’estime de la part de la communauté internationale. Il ne faudrait pas que des gens agissent en pensant vouloir rendre service au chef de l’Etat Alassane Ouattara. Ils doivent penser à l’image de notre pays qui se ternie », déplore le secrétaire exécutif du PDCI-RDA. « Nous ne voulons que la démocratie. J’ai été aux meetings à Grand-Bassam où j’ai passé trois jours. Le maire Philippe Ezaley et moi avons rencontré trois communautés », fait remarquer le numéro deux du PDCI-RDA.

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 Selon lui, « les gens distillaient que Ezaley est et que les ne devraient pas le voter ». « Certains candidats (NDLR : faisant allusion au ) distribuaient l’argent aux électeurs dans les cours en leur demandant de ne pas voter le PDCI. C’était un achat de conscience pendant ces élections », déplore-t-il. « Mais je demandais aux électeurs de prendre cet argent sans les voter car il est le fruit de leur cacao, de leur coton, de leurs impôts etc », et de s’interroger, « à part Billon, qui a son père qui était industriel dans ce pays ? ». « On se connait dans ce pays », rappelle-t-il.

« Les électeurs ont respecté notre consigne en refusant de les voter (NDLR : RHDP). C’est pourquoi pris de colère, ils sont allés casser les urnes. Lorsque mon candidat a perdu les régionales à Gagnoa, ai-je cassé des urnes ? », fait remarquer Maurice Kakou Guikahué, qui continue de dénoncer la violence perpétrée par des loubards dans les fiefs électoraux de Georges Ezaley.

«Pendant qu’on nous demande d’aller au parti unifié pour la paix. Heureusement nous avons refusé d’y aller », s’empresse-t-il de dire.

Karina Fofana