Sécurité à la frontière : Ivoiriens de Bloléquin et Libériens du Grand Gedee ne veulent plus de violences

Alassane Ouattara et Georges Weah
Alassane Ouattara et Georges Weah

Sécurité transfrontalière Côte d’Ivoire Liberia. Après la récente visite du président libérien , en Côte d’Ivoire, le sous-préfet de a organisé une rencontre avec les autorités administratives, militaires et traditionnelles du Grand Gedee du Liberia, du vendredi 25 au 27 mai 2018, à Bloléquin.

L’initiative du sous-préfet Koffi Yao Kan Claude devrait permettre de stabiliser la situation à la frontière et ramener la confiance entre les deux forces. Et c’est la Côte d’Ivoire qui en est le plus grand bénéficiaire car ces recommandations viendront renforcer les résolutions antérieures et la sécurité frontalière à l’ouest du pays.

Les participants ivoiriens et libériens aux réflexions sur la sécurité transfrontalière Côte d'Ivoire Libéria
Les participants ivoiriens et libériens aux réflexions sur la sécurité transfrontalière Côte d’Ivoire Libéria

La rencontre des deux autorités administratives dont les départements ont une frontière commune avait pour but de mener la réflexion sur la question de la sécurisation de la et faire des recommandations en vue de faire face efficacement aux incessants conflits qui fragilisent la .

Il s’est agi pour la délégation conduite par le préfet de , et ses homologues ivoiriens, de formuler et d’approfondir les relations transfrontalières entre le Liberia et la Côte d’Ivoire conformément au communiqué final de la rencontre entre les présidents Weah et Ouattara. Mais également exposer les difficultés que les deux peuples rencontrent au plan de la sécurité, de la libre circulation des biens et des personnes et de l’entrée frauduleuse de certains clandestins dans les forêts libériennes.

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A l’issue de ce conclave, des recommandations dites « recommandation de Blolequin » ont été adoptées. Ce sont entre autres : la prise de mesure par les autorités administratives locales de chaque État aux fins d’une gestion pacifique et inclusive dans la situation d’illégalité observée dans la pratique des activités foncières et minières le long de la frontière; le renforcement et partage d’expérience entre les autorités administratives tant dans le domaine agricole qu’en matière de prévention de gestion et de résolution de conflit; l’instauration d’un cadre permanent de rencontre dont la périodicité est fixée à trois mois en ce qui concerne les chefs traditionnels ; l’instauration d’un cadre de concertation permanente entre les forces Ivoiriennes et libériennes après accords hiérarchiques respectives et la multiplication des activités culturelles et sportives entre les deux peuples.

Adamo Koné

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