Tourisme : « Combien d’Ivoiriens connaissent Ahouakro, une ancienne carrière de pierres magnifiques ? »

Tourisme en Côte d’Ivoire. « Combien d’Ivoiriens connaissent , une ancienne carrière de pierres magnifiques ? », s’interroge la Friedrich-Ebert-Stiftung Côte d’Ivoire.

Les vacances ont commencé en Côte d’Ivoire. Plusieurs ivoiriens vont voyager pour se reposer. La grande majorité va se satisfaire des sorties journalières ou de visites au village. Mais ceux qui ont un peu d’argent iront à Paris, au Maroc, ou même aux Etats-Unis grâce à la nouvelle connexion aérienne. L’Ambassade de France délivre en moyenne 52.000 visas Schengen par an en Côte d’Ivoire, y compris pour le tourisme.

A lire aussi : « Occuper des postes à durée indéterminée peut aller contre les principes démocratiques » (Friedrich-Ebert-Stiftung)

Le rêve de nombreux Ivoiriens de voir au moins une fois dans leur vie la Tour Eiffel, de faire du shopping sur les Champs-Élysées et de visiter le Louvre est bien compréhensible. Ce sont des endroits magnifiques !

Mais la beauté n’est pas nécessairement loin, elle peut également être trouvée en Côte d’Ivoire. Combien d’Ivoiriens ont déjà visité le plus grand parc national d’Afrique de l’Ouest, le , avec sa richesse en faune et en flore ? Combien d’Ivoiriens ont déjà fait l’expérience de la richesse culturelle de Korhogo, avec ses artisans et ses artistes ? Qui a déjà visité l’ancienne ville de Grand-Lahou, qui est aujourd’hui menacée par l’érosion ? Combien d’Ivoiriens connaissent « Ahouakro », une ancienne carrière de pierres magnifiques entre Abidjan et Yamoussoukro ?

Pourquoi le tourisme local est négligé par les Ivoiriens

Il existe de nombreux endroits très beaux en Côte d’Ivoire où l’on peut se reposer, très bien manger et rencontrer une richesse culturelle qui est souvent oubliée. La principale raison qui explique pourquoi le tourisme local est négligé par les Ivoiriens est le manque de moyens. La pauvreté et le chômage sont très élevés et, sans une amélioration des conditions de vie de tous, le tourisme restera un luxe pour une petite minorité des citoyens.

Mais pour ceux qui peuvent se permettre de partir en vacances, pourquoi ne pas les passer ici ? Pourquoi ne pas montrer aux enfants la beauté de leur pays et leur faire découvrir leur culture ? Passer ses vacances en Côte d’Ivoire, c’est aussi investir dans l’emploi local et encourager l’amélioration de la qualité du tourisme en général.

« Pour les étrangers, les coûts d’entrée en Côte d’Ivoire peuvent représenter un frein au tourisme »

L’Etat aussi peut aider à renforcer le tourisme : en augmentant les investissements dans les infrastructures routières et dans les offices de tourisme ou encore en encourageant les entrepreneurs du secteur. Pour les étrangers, les coûts d’entrée en Côte d’Ivoire peuvent représenter un frein au tourisme. En effet, les étrangers qui visitent ce beau pays doivent s’acquitter de frais de visa alors que des pays voisins comme le Sénégal ont supprimé les visas pour les visiteurs issus de plusieurs pays du monde. Ces frais de visa s’ajoutent aux coûts de vols élevés et à une réputation de pays qui n’est pas bien sécurisé. Avec cette image de pays en crise, la Côte d’Ivoire devrait justement investir davantage dans le tourisme. Cela permettrait de changer peu à peu la perception du pays. Le Rwanda est l’exemple qu’une telle stratégie porte ses fruits.

Chers internautes, si vous réfléchissez encore à vos prochaines vacances, pourquoi ne pas les passer en Côte d’Ivoire ? Vous n’y trouverez pas la Tour Eiffel mais les , la ou le Palais de pour ne citer que quelques-unes des richesses de la Côte d’Ivoire. Si nous ne préservons pas notre richesse culturelle et naturelle, qui va le faire à notre place ?

Friedrich-Ebert-Stiftung Côte d’Ivoire

La Friedrich-Ebert-Stiftung révèle : « De nombreuses ONG ivoiriennes n’existent que de nom »