33e sommet de l’UA : les chefs d’Etat africains pourront-ils « faire taire les armes » en Afrique ?

C’est une quarantaine de chefs d’Etat africains qui ont pris part au 33e sommet de l’UA qui se tient ce dimanche 9 février 2020, à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Le premier temps fort attendu lors de cette cérémonie d’inauguration du 33e sommet de l’UA est la passation de pouvoir entre l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa qui va prendre officiellement la présidence tournante de l’UA pour un an.

Ce sommet est essentiellement consacré à des questions de sécurité au regard de son thème, à savoir « faire taire les armes », une thématique hautement symbolique sur un continent où l’on recense pas moins d’une vingtaine de conflits armés, selon le Peace Research Institute d’Oslo (PRIO).

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La crise en Libye est le point qui cristallise déjà l’attention des chefs d’États et de gouvernement avec, comme première réponse de l’Union africaine, l’organisation d’un grand forum de réconciliation.

Un forum qui ne se limiterait pas aux seuls belligérants, comme le fait actuellement l’ONU, mais qui puisse intégrer les partisans de l’ancien régime, les tribus et la société civile. Ce forum se tiendrait en terre africaine. Autre proposition qui pourrait être examinée lors de ce rendez-vous, la mise en place d’une mission de l’UA pour observer le cessez-le-feu.

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De même l’appel à la solidarité au sujet de la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel. Jeudi 6 février 2020, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, a lancé un vibrant appel à la solidarité des pays africains. Un sommet extraordinaire sera organisé en mai prochain à Pretoria, à l’initiative du président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Quant à la question de l’intégration économique, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, doit présenter un rapport intermédiaire sur la zone de libre-échange continentale lancée en grande pompe en juillet 2019 mais qu’il faut maintenant mettre en œuvre, progressivement. Les chefs d’Etat devraient choisir lors de ce sommet qui sera le premier secrétaire général de la Zlec. Trois pays ont pour l’instant proposé des candidats : le Nigeria, l’Afrique du Sud et la RDC.

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Sont présents à ce sommet, entre autres l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Tchadien Idriss Deby, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Nigérian Muhammadu Buhari, le Congolais Denis Sassou-Nguesso ou encore le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré tout comme les anciens, actuels et futurs présidents en exercice de l’UA, à savoir le Rwandais Paul Kagame, l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Sud Africain Cyril Ramaphosa.

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