Antonio Guterres contre les violences sexuelles liées aux conflits

Antonio Guterres a souligné le mardi 23 avril 2019, la nécessité de renforcer la justice et la responsabilisation en matière de violences sexuelles liées aux conflits.

S’exprimant au cours d’un débat de haut niveau organisé par le Conseil de sécurité sur la question, le chef de l’ONU a présenté une série de recommandations visant à « proposer une approche globale des violences sexuelles liées aux conflits ».

Selon M. Guterres, le terme de « violences sexuelles liées au conflit » désigne le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, l’avortement forcé, la stérilisation forcée, le mariage forcé et toute autre forme de violence sexuelle d’une gravité comparable, perpétrée contre des femmes, des hommes, des jeunes filles ou des garçons et directement ou indirectement liée à un conflit.

Les violences sexuelles continuent d’être un phénomène horrible dans les conflits à travers le monde, a déclaré le secrétaire général. « Nous devons reconnaître que les violences sexuelles dans les conflits touchent principalement les femmes et les jeunes filles car elles sont étroitement liées à des problèmes plus vastes d’inégalité des sexes et de discrimination ».

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« La prévention doit donc reposer sur la promotion des droits des femmes et de l’égalité des sexes dans tous les domaines, avant, pendant et après les conflits », a-t-il dit. Cela doit inclure la participation pleine et effective des femmes à la vie politique, économique et sociale et la mise en place d’institutions de justice et de sécurité accessibles et réactives, a déclaré M. Guterres, ajoutant qu’il était également essentiel de renforcer la prévention dans le contexte des efforts plus larges de rétablissement de la paix.

Constatant par ailleurs la nécessité de renforcer la justice et la responsabilisation, Antonio Guterres a également noté que malgré une poignée de condamnations bien connues, l’impunité pour les violences sexuelles en période de conflit est généralisée.

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« La plupart de ces crimes ne sont jamais signalés, ne font pas l’objet d’enquêtes et encore moins de poursuites », a-t-il ajouté. Les recommandations du chef de l’ONU comprennent un soutien accru aux autorités nationales dans la réforme de leurs lois, l’amélioration de leurs capacités à enquêter et à poursuivre les auteurs de ces crimes, et à protéger les survivants qui témoignent de la stigmatisation et de la peur des représailles. Il a également insisté sur la nécessité d’accorder un soutien accru aux survivants et à leurs familles, notamment en matière de soins de santé, de réparations et autres formes d’assistance.

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