Arrimage CMU-MUGEFCI : les enseignants marchent sur Abengourou

Des enseignants d’Abengourou ont organisé ce jeudi 5 décembre 2019 une marche pour protester contre l’arrimage CMU-MUGEF-CI.

Avec des bandeaux rouges attachés à la tête et aux poignets, les enseignants se réclamant de la Coalition des Syndicats du Secteur Public de Côte d’Ivoire (CSSP-CI) et de la Plateforme nationale des organisations professionnelles des secteurs publics et privés de Côte d’Ivoire ont parcouru les rues d’Abengourou pour demander la suspension de la réforme, le temps de maîtriser les conditions de sa mise en œuvre non-préjudiciables aux fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire.

Dans une motion lue et remise au secrétaire général de la préfecture d’Abengourou, Bernard Angbo Incho, les protestataires ont indiqué que depuis la mise en application effective en octobre de la reforme portant CMU arrimée à la MUGEFCI censée permettre aux travailleurs de se soigner à moindre coût, la situation crée au contraire plus de difficultés avec le manque criant de médicaments et de bons pharmaceutiques, obligeant les fonctionnaires à payer les médicaments au coût réel alors qu’ils sont prélevés mensuellement et l’argent versé aux deux structures arrimées.

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Le porte-parole de la CSSP, Yao Koffi Azoumanan, a dénoncé le parcours de soins obligatoires “totalement opaque”, le système d’enrôlement inefficace avec des praticiens de santé non formés à la Dénomination Commune Internationale (DCI).

« Tous ces problèmes sont la conséquence logique d’un arrimage précipité, mal conçu », a souligné pour sa part le porte-parole de la Plateforme nationale des organisations professionnelles des secteurs publics et privés de Côte d’Ivoire, Zatté Bélin Gilles.

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Zatté Bélin Gilles a demandé à l’État de tout mettre en œuvre pour que le fonctionnaire trouve un niveau de soin identique à ce qu’il avait naguère, à défaut de l’améliorer, et l’arrêt sans délai de la vente aux fonctionnaires, de la “carte intelligente” par les responsables de la MUGEFCI.

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