Auto-censure de l’interview arrogante de Sawegnon : Fernand Dédeh s’explique mais…

Fabrice Sawegnon et Fernand Dédeh
Fabrice Sawegnon et Fernand Dédeh

Après avoir supprimé l’interview qu’il a accordée à mais reprise par Ivoiresoir.net, le journalistes explique les raisons de son acte. Ci-dessous sa déclaration que certains internautes trouvent toutefois non convaincante.

En plus des squatters, des migrants clandestins et sans-papiers qui osent et qui veulent donner des complexes au propriétaire ! Un : à certains, j’ai répondu simplement que c’est mon mur. Mon champ de liberté. J’y maintiens ou j’y retire ce que je veux. Deux: à d’autres, j’ai juste dit « en réalité, j’écris à BIZ.

Si pour une raison ou une autre, lui me demande de changer un mot ou une phrase dans une de mes publications, ou même de la retirer du mur, par respect, par principe et par acquis de conscience, je m’exécute d’abord. Plus sérieusement, j’ai demandé à Barthélémy Inabo Zouzoua, le 4 septembre 2018, de prendre un rendez-vous pour moi, avec Fabrice Sawegnon.

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Je souhaitais lui poser deux questions sur tout ce que j’entendais au Plateau, en prévision de la campagne municipale à venir. Fabrice Sawegnon est un jeune frère. Je l’ai connu en 1998, au début de l’aventure Voodoo. Nous avons fait chemin ensemble un moment, j’ai été correspondant à Abidjan du premier produit de l’Agence, le magazine Le Continental.

C’est au nom de cette fraternité et de cette collaboration, je me suis autorisé à l’interpeller publiquement. Pour m’assurer d’une chose au moins: Le Fabrice Sawegnon que j’ai connu en 1998, « le jeune rêveur et passionné de la publicité et de la communication » que j’ai côtoyé n’a pas été métamorphosé par la politique. Le rendez-vous a été vite obtenu. Le mardi 25 septembre 2018, nous avons pu échanger avec lui. Interview qui aura duré 54mn.

 Trois types d’interviewés

J’ai dans ma carrière, connu trois types de sujets interviewés. Le premier type: il demande toujours à relire son rendu. Il veut lui-même corriger sa copie. C’est le cas des professeurs des universités et certains hommes politiques. Notamment , feu et j’ai déjà dit ici que (à l’époque où il était président du FPI) demandait à Simone, son épouse, de corriger les copies.

Le second type: il est plus facile à traiter. Il demande un questionnaire froid et il répond tout aussi froidement. Des cas existent mais je ne les cite pas… Le troisième type : il fait entièrement confiance à l’intervieweur. Ce type de sujet est généralement libre penseur, passionné, serti dans ses convictions.

Il n’a rien à cacher ou rien à se reprocher. Il n’est pas calculateur. Sauf à ignorer les pesanteurs politiques. J’ajoute un quatrième, le gars qui se fait une auto-interview. Il se pose lui-même les questions, il y répond et donne à publier. Ça existe aussi, à Abidjan.

Fabrice Sawegnon est à classer dans la troisième catégorie. Après la publication de l’interview, pour les raisons qui te sont propres, tu m’as contacté. Pour me demander de la retirer. Le temps que nous nous rencontrions. Et revenir sur le sujet. Pour le respect voué à un aîné, un professionnel, je me suis exécuté. En plus, c’est à toi que j’écris. C’est à toi que je laisse des messages pour ton camarade.

Scoop et source

Nos maîtres en journalisme nous ont appris que si nous devons choisir entre un scoop et une source, il faut toujours faire le choix de la source. Le scoop passe. Le scoop est le fils de la source. Si la source tarit, les scoops s’assèchent. Il faut préserver les sources.

Mon métier est de faire de l’information. L’information n’a pas de couleurs, elle n’a pas de parti. Elle est ou elle n’est pas. Elle est vraie, juste, vérifiée et vérifiable. J’essaierai toujours de respecter ces principes fondateurs. En cas de doute, s’abstenir et continuer les recoupements, les croisements des sources. Et sur Facebook, je fais mon métier. Je ne fais pas autre chose.

J’ai été ému par les vives réactions dans mes différents inbox. Je me bats pour la liberté de pensée et d’expression dans mon pays et partout ailleurs. Je sais pour être le produit des « trois presses » : écrite, audiovisuelle et numérique, qu’il y a une envie réelle pour les Ivoiriens d’échanger, de débattre, de connaître les projets et programmes de ceux qui aspirent à les gouverner. Ils veulent aussi soumettre à critique, les bilans de ceux qui les gouvernent.

Chacun de nous fait sa part. Je fais la mienne du mieux que je peux. Je continuerai de me battre pour que chacun, dans ce pays, exprime ses opinions sans crainte d’être privé de liberté.

Fernand Dédeh

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