Bangolo: des pratiques “fétichistes” dans les écoles

Des enseignants dans le département de Bangolo ont dénoncé des pratiques fétichistes qui ont cours depuis quelques années dans les écoles.

Selon des directeurs d’écoles, le plus récent de ces actes date du 5 juin où la maîtresse de CP1 de l’EPP Bangolo 4 a découvert, au lendemain de la fête de Ramadan, le placenta frais d’un animal qui avait été déposé non loin de son bureau. Informée par l’Inspection de l’enseignement préscolaire et primaire (IEP), la brigade de gendarmerie a dépêché des agents sur les lieux pour procéder à l’identification de l’objet.

Cette découverte a perturbé l’institutrice qui a eu le sentiment d’être victime d’une pratique obscurantiste dirigée contre elle. C’est avec le réconfort de ses collègues qu’elle a eu le courage d’entrer dans la salle de classe avec ses élèves.

Pratiques fétichistes dans les écoles

«Il faut que ces comportements cessent car ce qui s’est passé dans cette école n’est pas le premier cas. Dans plusieurs écoles primaires du département, il nous a souvent été signalé des salles de classe où des individus ont pris des excréments humains pour badigeonner les façades intérieures des murs», s’est plaint le directeur de l’EPP Bangolo 5, Koué Simon.

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Au lycée moderne de la ville, le proviseur indique qu’une année, face aux découvertes macabres qui se faisaient régulièrement dans les classes, le Conseil de Gestion (COGES) a dû acheter une cinquantaine de clés pour fermer hermétiquement toutes les salles une fois les cours terminés.

Les chefs d’établissements ont lancé un appel aux autorités et aux parents d’élèves, les invitant à trouver des solutions afin que ces pratiques peu recommandables puissent prendre fin pour permettre le bon déroulement des cours et des prochains examens.

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