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# Bombardement de Bouaké: les révélations inédites de François Boko, ex-ministre togolais de l’Intérieur
- URL: https://www.yeclo.com/bombardement-de-bouake-les-revelations-de-francois-boko/
- Published: 2021-04-09T06:00:00.000Z
- Updated: 2021-04-08T23:22:48.000Z
- Author: Colombe Blanche

## Le ex-ministre togolais de l'Intérieur François Boko était le témoignage très attendu le 8 avril 2021, au procès du bombardement de Bouaké.

Après le bombardement, craignant que « l'onde de choc » ne touche son pays, raconte [François Boko](https://www.yeclo.com/tag/francois-boko/), il envoie les services spéciaux en renfort aux frontières. Une Biélorusse connue de ces services comme la secrétaire du marchand d'armes Robert Montoya attire leur attention : elle passe la frontière et revient du Ghana à bord d'un minibus avec 8 Biélorusses et 2 Ivoiriens.

Les déclarations peu cohérentes de ces hommes sur leur profession et leur provenance renforcent les suspicions qui remontent jusqu'au chef de l'État : « le général Eyadema donne le feu vert » pour alerter la France, affirme François Boko, qui contacte d'abord le représentant des renseignements, ancien camarade de promotion de Saint-Cyr. « Je lui dis de manière triviale : « j'ai sûrement les mercenaires qui ont assassiné vos hommes, ça vous intéresse ? » », relate l'ex-ministre, qui fournit photocopies des passeports et empreintes.

**LIRE AUSSI : [Téné Birahima prend officiellement fonction à la Défense: « continuons à lutter contre les bandes terroristes »](https://www.ivoiresoir.net/wp-admin/post.php?post=231284&action=edit&ref=yeclo.com)**

« *Quelque temps après*, poursuit François Boko, *il me dit que sa hiérarchie n'en veut pas. Je me tourne alors vers l'attaché de sécurité intérieure. Hélas, lui aussi répond négativement et je me retrouve avec la patate chaude.* » L'ex-ministre souligne même avoir fait « *de la gym* » juridique pour prolonger légalement la détention du groupe, « *en attendant que la France puisse réagir si elle le voulait* », avant de prendre un arrêt d'expulsion au bout de « *2 semaines* ».

**LIRE AUSSI : [Konaté Sidiki – Félix Anoble, passation des charges : ce qui s'est passé au ministère de l'Artisanat](https://www.ivoiresoir.net/wp-admin/post.php?post=231281&action=edit&ref=yeclo.com)**

« *Vos interlocuteurs,* veut savoir le président, *ont-ils dit avoir reçu consigne de ne pas s'en occuper ou pas de réponse du tout ?* » « *Je suis formel,* affirme François Boko, *que ce soit le représentant de la DGSE ou l'attaché de sécurité intérieure, a été :* « nous avons reçu l'ordre de ne rien faire, Paris n'est pas intéressé par ces Biélorusses »… même si l'attaché de sécurité intérieur a précisé que sa hiérarchie considérait que, s'agissant de militaires, ça concernait plus la DGSE et les renseignements militaires. »

L'ex-ministre dit leur avoir fait part de son étonnement, car « *même s'il n'y avait de certitudes, il y avait quand même de fortes présomptions* », souligne-t-il, contre ces hommes. Comment s'explique-t-il aujourd'hui l'inaction française ? « Dans cette fonction, pointe-t-il, on en voit des vertes et des pas mures, on n'est pas à une contradiction près. »…. **[LIRE LA SUITE](https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210408-bombardement-de-bouak%C3%A9-l-ancien-ministre-togolais-de-l-int%C3%A9rieur-fran%C3%A7ois-boko-t%C3%A9moigne?ref=yeclo.com)**