Sur la période 2023-2026, 7 222 enfants, dont 3 040 filles, ont effectivement intégré le système scolaire formel grâce aux Classes passerelles. La directrice de l'Éducation non formelle, Annita Suzanne Traoré, a communiqué ce bilan lors d'une session de formation des acteurs de l'éducation non formelle, tenue simultanément à Daloa et à Yamoussoukro du 28 septembre au 18 octobre 2026.
« 500 Classes passerelles ont été mises en œuvre, permettant de proposer 13 034 enfants, dont 5 592 filles, à l'intégration dans le système éducatif formel. Parmi eux, 7 222 enfants, dont 3 040 filles, ont effectivement intégré le système scolaire », a-t-elle déclaré. Cela représente 55 % des enfants proposés.

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Pour la directrice, ces résultats montrent l'importance et la pertinence des Classes passerelles dans la prise en charge des enfants en dehors du système scolaire. Elle a toutefois souligné la nécessité de renforcer les conditions qui favorisent leur maintien à l'école.
Une quatrième cohorte dans six régions
La formation concerne la quatrième cohorte, dans la continuité du dispositif. Elle porte sur 165 Classes passerelles, destinées à accueillir 4 950 enfants âgés de 9 à 13 ans, dans six régions : la Nawa, le Lôh-Djiboua, le Haut-Sassandra, le Guémon, la Marahoué et San Pedro.
Cette cohorte est la dernière du projet CLEF, qui ambitionne de permettre à 19 800 enfants des zones de production cacaoyère de bénéficier, sur quatre années, d'une seconde chance éducative et d'une intégration dans le système formel.
Par cette formation, le ministère de l'Éducation nationale veut renforcer les capacités des acteurs et la qualité de la prise en charge pédagogique des enfants bénéficiaires. Il entend aussi conforter les Classes passerelles dans leur rôle de dispositif de seconde chance et de réintégration scolaire.
