Comment mettre fin à l’injustice faite aux jeunes filles en Côte d’Ivoire

L’ veut mettre fin aux violences subies par la jeune fille, par l’éducation. Le d’Adjamé a abrité une séance de sensibilisation.

L’ONG KSP (Karat Schol Project) a tenue à marquer le coup. Et c’est le Collège Victor Hugo de la commune d’Adjamé qui a été retenu pour abriter les activités de cette journée, le mercredi 16 octobre 2019 dernier. Au programme, des séances de sensibilisation sur différentes thématiques entre autres : l’importance de l’éducation de la fille,  éducation sur la menstruation etc.

Deux conférencières ont à tour de rôle entretenues les élèves (filles) du collège Victor Hugo sur ses questions essentielles et souvent tabou. D’abord Mme , Directrice d’agence de voyage, titulaire d’un master en Allemand,  a abordé le thème de l’importance de l’éducation.

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En se basant sur son propre parcours en guise de témoignage, elle a incité les jeunes filles réunies à l’effet dans une des salles de l’école à faire de leurs études leurs ‘’premiers copains’’. « Prenez vos études au sérieux. C’est votre premier mari. Et c’est le moyen le plus sûr de vous prendre en charge demain, vous et votre famille »,   a-t-elle conseillée. Elle ajoute qu’une fille instruite peut facilement exceller dans toute activité qu’elle entreprend. Une maxime populaire à ce sujet stipule que ‘’scolariser une fille, c’est développer une nation’’. Mme Kéomian a conclu son partage d’expérience en prodiguant de sage conseil à ses jeunes sœurs. Elle a émis le souhait de les retrouver un jour dans la vie active à des postes de hautes responsabilités.

A sa suite, c’était au tour de la deuxième conférencière du jour, Docteur Tiéoulou et par ailleurs directrice de l’école KSP. ‘’Education sur la menstruation’’, c’est le thème qu’elle a développé  avec les jeunes filles présentes.  « La menstruation est encore considérée aujourd’hui comme un sujet tabou dans certaines familles, régions et religions… », a souligné d’entrée, le docteur. Cet état de fait est malheureusement source de grossesses précoce et non désirées et pire d’abandon des études plutôt que prévu.

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La directrice de l’école a appelé les jeunes adolescentes à faire attention à tout changement que pourrait subir leurs organismes afin d’échanger avec les parents ou un agent de santé en vue de recevoir des orientations appropriées.

Comme son prédécesseur, elle a invité les filles à « éviter » au maximum « les camaraderies garçons-filles ». Ce genre de relations, selon elle, finissent toujours par être mal canalisés provoquant des dégâts ‘’irréparables’’.

La séance de sensibilisation de ce jour a pris fin par la distribution de kits hygiénique. Un kit composé de lingettes, huile pour cheveux, savons et parfum. Plus de 500 élèves du collège Victor Hugo en ont reçus. 

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A toutes fins utiles, rappelons que depuis 2012 l’on célèbre la journée internationale de la fille. Elle a pour but de lutter contre la pauvreté, de permettre un libre accès aux études secondaires, de lever les barrières sociales telles que les mariages précoces, les violences subies, les difficultés financières des familles, l’excision, le travail domestique etc.

Et, c’est à juste titre que l’ONG KSP veut vaincre toutes ces formes d’injustices fait à la jeune fille par l’éducation.

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