Côte d’Ivoire bilan 2018 : Retour sur les 10 scandales les plus retentissants de l’année

Le Chu de Cocody est encore au centre d'un scandale
Le Chu de Cocody est encore au centre d'un scandale

Les Ivoiriens aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les ménages ont vécu des situations qui ont fait le buzz. Retour sur les 10 scandales les plus retentissants en 2018.

1- Le vrai faux exil de DJ Arafat

L’exil de Dj Arafat et une nuit du coupé-Décalé sans , Kédjévara et ‘’12 mois de prison ferme assorti de 20 millions FCFA’’, c’est la condamnation que Didier Houon, alias Arafat, a écopé après une vidéo dans laquelle il tapait sur un jeune homme (Régis Naï) dans le mois de mai. Les parents du jeune-homme avaient porté plainte contre l’artiste auprès du procureur de la République. Profitant d’une tournée en Europe, le Yôrôbô ou encore le ‘’Berus-Sama’’ peinait à rentrer dans son pays de peur d’être inquiété par la police. Même si l’on peut supposer qu’il a les ‘’bras longs’’, l’artiste est resté en Europe pendant trois mois.

Reportant son voyage trois fois. Chaque fois, des arguments fallacieux sont brandis. Soit pour l’éducation de ses enfants, soit pour respecter des dates de spectacles. Il est finalement rentré de son ‘’exil’’ le 7 août 2018 sans tambours ni trompettes. Malgré la foule qui l’attendait à l’aéroport, Arafat n’a pas fait de discours, lui un habitué du ‘’M’as-tu vu’’. Il s’est contenté de faire des selfies avec ses fans. Les charges contre lui ont été levées le 10 août soit trois jours après son retour. Moins d’un mois après son retour, précisément dans le 1 septembre, c’était la cérémonie du Prix international des musiques urbaines et du coupé-décalé (PRIMUD). Claire Bailly, Débordo, et Arafat depuis l’Europe avaient décidé de ne pas prendre part à cette cérémonie depuis leurs positions européenne. Ce qui fit fait. Selon les dissidents, Soumahoro Maury féré dit Molare, patron de M-Groupe structure organisatrice du prix ne déclarerait pas tout ce qu’il percevait des sponsors en leurs noms. Vidéos et clashs interposés déballage de certains secrets du milieu sur les réseaux sociaux (Chez eux, le linge sale se lave sur les réseaux sociaux). Entre pro Molare conduit par et la et les dissidents conduits par le duo Débordo-Arafat et Kedjevara, c’est la guerre.

2. Un danseur tué par ses Roukass-kass

Le Coupé-Décalé rimant avec les Roukass-Kass, en décembre, internet Japonais, chorégraphe de l’artiste Taf-Taf se brise le cou en voulant faire un salto arrière (Roukass-kass). En effet, après un premier raté, le jeune homme essai une seconde fois. Cette reprise lui a été fatale. Il tombe sur son cou, se le brise et meurt sur le champ. Le public pensant à une autre phase comme à son habitude, découvre à son grand damne qu’il est mort. Les réseaux sociaux en ébullition sur la question. Si certains pensent qu’il faut interdire cette danse, d’autres pensent qu’il faut la réglementer. Le procureur interpelle la mosquée et l’église

3. L’arrestation de l’Imam

Interpelé le lundi 9 juillet au parquet pour affaire le concernant, Aguib Touré, l’Imam de la mosquée Al- Houda Wa Salam, de la commune d’Abobo a été conduit mardi 10 juillet à la (). Même si, l’Imam critiquait vertement le pouvoir en place pour la corruption, les expulsions en cascade dans les quartiers précaires et le coût très élevé du pèlerinage à la Mecque, le procureur lui soutenait mordicus qu’il était poursuivi pour des faits de « xénophobie », de discrimination d’incitation à la haine et « d’apologie du terrorisme ». Le (Conseil Supérieur des Imams de Côte d’Ivoire), présidé par le Cheick Aima Boikary Fofana, quant à lui, s’était montré aussi silencieux qu’une carpe déclarant même ne pas le connaitre dans les rangs des Imams de Côte d’Ivoire.

4. L’arrestation du pasteur N’Goran

Si l’arrestation de l’Imam Aguib Touré a choqué plus d’un, car ayant été fortement médiatisée, celle du pasteur N’Goran a été autant plus médiatisée par lui-même en direct sur sa page Facebook le 1er août 2018. S’en est suivit des milliers de partages. Les faits : Au cours d’un de ses nombreux directs sur Facebook dans lesquels il dit vouloir amener le peuple à se débarrasser des étrangers, les ‘’Dioula’’ qui seraient venus chasser les ivoiriens ‘’enfants du pays’’ pour être au pouvoir, des hommes en tenues militaires et armés ont faits irruption à son domicile le sommant de les suivre. Conduit au parquet, Il lui est reproché d’inciter à la haine. Avant eux, c’était le prophète qui avait été arrêté pour diffamation contre le Révérend Jeanne Money. Il avait été gracié par le président de la République en fin d’année. La célébrité malgré soit

A lire aussi : Drame à Yopougon Mamie Adjoua : Un adolescent de 16 ans tue sa grande sœur à cause d’un iPhone

5. Le mariage de Toumodi

Si un mariage a marqué la toile ivoirienne cette année sur les réseaux sociaux, ce n’est ni le mariage d’une star à Hollywood, ni le mariage du Prince Harry et de Meghan Markle du château de Windsor au Royaume-Unis. C’est bien le mariage de Martial Irié, professeur d’épreuves physiques et sportives (EPS) avec Julie Kouadio, institutrice à Toumodi (Centre de la Côte d’Ivoire) à Toumodi en Côte d’Ivoire. En effet, le samedi 14 avril, date fixée pour leur mariage, les deux tourtereaux sont loin d’imaginer que leurs noces feraient le buzz sur les réseaux sociaux. Tout se passait relativement bien, jusqu’à l’arrivée de Julienne Boli Lou Bouzid, venue d’Abidjan avec un enfant dans les bras. Elle se présente comme la femme de l’homme qui s’apprêtait à épouser une autre. Tentant vaille que vaille de se faire entendre, Julienne se voit brutalement interpelée par Brahima Wadoza Coulibaly, greffier stagiaire au tribunal de Toumodi et membre de la commission ‘’protocole’’ du comité d’organisation du mariage. Elle s’affaisse, se cogne brutalement la tête contre le sol et perd connaissance. La scène est filmée et balancée sur les réseaux sociaux avant même la fin du mariage. Entre temps, l’infortunée est transportée à l’hôpital pour des soins. Le mariage se déroule normalement, les mariés en lune de miel, Brahima Coulibaly sera interpellé par la police de Toumodi sur plainte de Julienne Boli Lou.

6. Le sextape de Val Hassane, Inès Boitrin et de Tya Vuitton

La logique sur les réseaux sociaux, c’est que la fin d’un buzz est le début d’un autre. Plusieurs vidéos avaient circulées en début du mois de juin. Elles mettaient en scène Val Hassan, la fille du comédien David Hassan dans la série ‘’Faut Pas Facher’’ et actrice dans le web-film ‘’Yopougon dans le quartier’’, Inès Boitrin et le rappeur et amie d’Arafat Tya Vuitton en plein acte sexuel. Entre groupe WhatsApp et Messenger les vidéos ont fait le tour. Le débat était ouvert sur les réseaux sociaux. Tout le monde y partait de son commentaire. Des vidéos pour expliquer ou pour prendre la défense d’un tel ou d’un autre se multipliaient.

7. L’homme atteint d’érection aigue au CHU de Cocody

Dans le mois de Juillet, ce fut le Centre Hospitalier universitaire (CHU) de Cocody qui s’est illustré de la plus mauvaise des manières. En effet, le sexe en érection d’un patient a été exposé sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo de 52 secondes largement relayée. Partagée plus de 10 000 fois et vue par plus de 150 000 personnes, en moins de 24 heures, la vidéo a fait le tour du monde. Si certains s’en offusquaient en ces termes : « Si c’est moi, je porte plainte. Ce n’est pas normal que des personnes qui ont prêté serment se comportent de la sorte », d’autres trouvaient là une bonne occasion de rigoler.

8. Les pluies diluviennes à Abidjan font 18 morts

Au matin du 19 juin, Abidjan s’est réveillé sous les eaux. Si au cours des précédentes saisons pluvieuses ce sont les habitants des quartiers précaires qui payent le plus lourd tribut, cette fois, c’est la commune huppée, celle où loge la plupart des autorités du pays et les expatriés. Du coup, la question de l’habitat se pose, celle de l’urbanisme encore plus. Mohamed Konaté, un proche de Guillaume Soro, président de l’Assemblée Nationale ivoirienne qui se rendaient à son bureau est parmi les 18 morts annoncés par le gouvernement.

A lire aussi : Yopougon Lièvre rouge : Il tue son ami pour un iPhone et se fait tuer par la foule

9. L’annulation de l’Abissa

Les violences postélectorales du scrutin du 13 octobre à Grand-Bassam n’ont pas favorisé la tenue de de la fête de l’Abissa. Généralement prévue dans la période de la fin du mois de novembre l’Abissa a été reporté, ensuite annulé et finalement faite dans la pure discrétion sans tambours ni trompette comme à l’accoutumée. Pour cause, la place a été vandalisée, les installations en place depuis le lancement ont été saccagées, le roi des N’Zima Kôtôkô, garant moral de cette célébration a été vilipendée par un groupe de personnes mécontentes après la proclamation des résultats des élections qui donnent Jean-Louis Moulot vainqueur face à Georges Philippe Ezaley. De sorte que l’élection dans cette circonscription électorale ait été annulée.

10. Le licenciement des 11 journalistes de

123 employés du groupe Fraternité Matin ont été licenciés pour motifs économiques par leur direction le 20 novembre. Marceline Gneproust, Ebony 2012 en fait partie avec 10 autres journalistes. Selon les concernés, le motif économique est un argument. « Ce sont nos critiques à l’égard de Venance Konan, le directeur général qui ne vaut d’être sur la liste des licenciés », expliquait un journaliste en colère lors du sit-in devant l’entreprise le lundi 26 novembre.

Roxane Ouattara