Facebook a retiré le jeudi 18 juin 2020, des publicités publiées par la campagne électorale de Donald Trump, qui s'attaquaient à l'extrême-gauche.

« Nous avons enlevé ces posts et pubs parce qu'ils enfreignent notre règlement sur la haine organisée », a déclaré un porte-parole du géant des jeudi.

L'alerte a d'abord été donnée par le Post, qui a signalé ces contenus problématiques à . La plateforme a ensuite dépublié les annonces qui comportaient le triangle rouge.

« Nous n'autorisons pas les symboles qui représentent des organisations haineuses ou des idéologies haïssables à moins que ce soit pour les condamner », a rappelé Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité chez Facebook, interrogé lors d'une audience au Congrès américain jeudi sur l'article du .

LIRE AUSSI: Quand un pro-Soro recadre un proche du pouvoir ivoirien

Le triangle rouge apparaissait sur certains messages de campagne sponsorisés par le , le vice-président , et la page de l'équipe de campagne « Team » (« équipe Trump »).

Le texte attaquait les « dangereuses hordes de groupes d'extrême-gauche » et appelait les internautes à signer une pétition contre les « Antifa » ou anti-fascistes, que le chef d'Etat a accusé, sans preuves, de causer des dégradations dans les manifestations contre les violences policières.

Les nazis faisaient porter ce symbole aux de gauche.

« Nos règles interdisent le recours à ce symbole (…) sans le contexte qui le condamne ou en discute », a précisé le porte-parole du réseau.

LIRE AUSSI: Nigeria : un responsable local du parti au pouvoir assassiné par des hommes armés

Le débat sur la modération des publicités et propos politiques sur les plateformes agite les depuis des mois, à moins de 140 jours de l'élection présidentielle.

Facebook autorise les pubs à caractère politique et refuse de soumettre les propos des candidats et élus à son programme de vérification de faits, dans l'intérêt du public à se faire sa propre opinion.

Mais leurs messages restent soumis aux règles générales contre le terrorisme, l'apologie de la violence ou encore les fausses informations pratiques sur les scrutins.