Gbagbo : sa flèche au gouvernement, « comment le prix du cacao peut coûter 5000 au Cameroun et en Côte d’Ivoire, on nous dit qu’on a augmenté à 1500 FCFA une misère »

Laurent Gbagbo lors d'un meeting, le 6 avril 2024 à Agboville
Laurent Gbagbo lors d'un meeting, le 6 avril 2024 à Agboville © Crédit Photo Service Communication PPA-CI

Dans son discours le samedi 6 avril 2024 à Agboville, Laurent Gbagbo, président du PPA-CI, a donné son avis sur le prix du cacao ivoirien.

Extrait du discours de le Samedi 6 avril 2024 à :

« Chers amis, aujourd'hui c'est la Fête de la Renaissance. Cette fête est dédiée aux femmes. Avant d'aborder la question des femmes, il y a beaucoup de choses dont nous devons parler et dont nous allons parler.

D'abord la cherté de la vie, est-ce que c'est normal que dans un pays, la vie soit si chère ? Que les ivoiriens soient dans l'impossibilité de se procurer ce qu'ils veulent ? Je m'interroge. Comment le prix du peut coûter 5000 FCFA/kilo au Cameroun, 3000 FCFA/kilo au Ghana et en Côte d'Ivoire, on nous dit qu'on a augmenté à 1500 FCFA/Kilo une misère.

Sur cette question, quand j'étais Président de la République, j'ai demandé l'union des principaux producteurs, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Nos deux pays produisent à eux seuls 60% du cacao mondial. J'ai donc souhaité qu'on se rassemble et que nous fixions ensemble les prix de vente du cacao, au lieu de subir le prix d'achat que les acheteurs nous impose. On m'a pris pour un très gros révolutionnaire et beaucoup m'ont fui petit à petit pour ne pas avoir affaire aux  » hmmm « . Or on obtient rien sans combat, sans lutte, sans se battre.

Aujourd'hui les acheteurs achètent à n'importe quel prix. C'est pour éviter cette situation que le Fonds Monétaire International avait imposé une réforme en 2000, au temps où le Général Guéï Robert était Chef d'État. C'est Seydou Diarra et Patrick Achi, qui vit encore, qui ont mené cette réforme. Elle consistait à dissoudre la CAISTAB pour laisser le planteur-vendeur de cacao en face de l'acheteur et du pool mondial. C'est bénéficiant de cette reforme que j'avais dit en 2000 aux paysans,  » donnez moi le pouvoir pour que je vous le rende. » Et quand j'ai été élu, j'ai rendu le pouvoir aux paysans. Vous avez vu, ceux qui fixaient les prix et qui annonçaient les prix, c'était les paysans, à tel point que certains se sont laissés au vol. Évidemment, celui qui vole on le punit, j'ai déposé plainte contre eux, ils ont été arrêtés et mis en prison. Mais le prix du cacao avait augmenté. Après les 260 FCFA de prélèvement fiscal, tout le reste partait aux producteurs.

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Aujourd'hui les libéraux ivoiriens bloquent les prix pour se donner les moyens de prendre en gros sur le kilo du cacao, afin de financer la dette abyssale qu'ils vont nous laisser. Ce n'est pas une bonne manière de faire. Il faut accompagner la reforme de 2000. On peut aujourd'hui atteindre 5000 FCFA/Kilo de cacao parce que la demande est très forte. Mais ça on en discutera.

Je ne suis donc pas d'accord avec la petite augmentation du prix. Ils disent 1500 FCFA/Kilo comme si c'était quelque chose de grand. Mais dès l'instant que plus petit que nous vend à 5000 FCFA/Kilo, nous pouvons faire aussi. C'est ça la vérité qu'il faut dire et que nous disons ».

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