Georges Ezaley : « On reprend les élections 20 fois, notre liste gagnera 20 fois »

Georges Philippe Ezaley

Ci-dessous de larges extraits de l’intervention du maire Georges Philippe Ezaley, à qui le PDCI de Grand- dont il est délégué départemental, a présenté ses vœux, le dimanche 6 janvier 2019.

On va reprendre les élections vingt fois, notre liste gagnera vingt fois. Tout Bassam se retrouve sur cette liste. Tous les partis politiques se retrouvent dessus. Comment peut-on battre tous les partis politiques réunis sur une liste, ici à Bassam (…). Comme on ne peut le faire, la seule chose qui reste, c’est de braquer (…)?

On dit que je suis mauvais perdant. Si tu as perdu, tu as perdu, mais si tu n’as pas perdu, qu’on t’a volé, ce n’est pas la même chose (…) Aux élections du 13 octobre 2018, les résultats qui ont été proclamés à Abidjan, celui qui a eu 9000 voix à Bassam, a eu 8000 à Abidjan et celui qui a 8000 a eu 9000 (…) Si j’avais vraiment perdu le 13 octobre 2018, la Cour suprême, n’aurait pas autorisée la reprise des élections (…).

Voici la décision de la Cour suprême concernant l’élection du 13 octobre 2018: « Considérant que 6 commissaires centraux, superviseur de la dans une observation, adressée le 19 novembre à la Chambre administrative que la centrale ne dispose d’aucun procès-verbal physique de la circonscription électorale No 26 de la commune de Grand-Bassam et que la commission centrale, dans sa session du 6 novembre 2018, rejette le mémoire proposé par le superviseur (C’est-à-dire qu’eux-mêmes rejettent ce que la dame superviseur est venue faire ici. Donc, il n’y a pas de PV).

« Mais quand tu veux « gnagami », il faut agir un peu intelligemment. Tu « gnagami », même là où moi-même, j’ai voté, où ma femme a voté, où ma fille et ma belle-sœur ont voté »

Conclu que le processus de proclamation des résultats à Grand-Bassam n’a pas respecté les procédures techniques et administratives, validés par la Commission centrale et consignés par le mode opératoire. On ne sait pas où ils ont envoyé les PV de Bassam. C’est la Cour suprême qui dit ça. Considérant de ce qui précède, que les résultats annoncés dans ces circonscriptions ne présentent pas un caractère de sincérité »(…) Mais, les gens continuent de dire qu’ils ont gagné. (…) S’ils avaient réuni les PV, on allait recompter et on allait savoir que c’est moi qui ai gagné, c’est pourquoi, les PV ont disparu (…) Quelle est cette fébrilité ? (…). Quand on a repris les élections le 16 décembre 2018 vers 16h, ils ont vu qu’ils allaient perdre encore.

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Et comme ils ne peuvent plus faire disparaitre les PV, Ils ont décidé de déchirer les PV (…) Mais quand tu veux « gnagami », il faut agir un peu intelligemment. Tu « gnagami », même là où moi-même, j’ai voté, où ma femme a voté, où ma fille et ma belle-sœur ont voté. Donc, moi-même, ma voix n’est pas prise en compte. Plus grave, c’était à Petit-Paris. Parce que là, on a fini de voter, on a compté, on a eu les résultats. Ils savent que je suis en tête. Il ne restait plus que le PV à signer. Un endroit où tout est fini, on a dépouillé, on a compté, moi, j’ai gagné, comment je peux envoyer encore des gens là-bas pour aller casser. Je ne comprends pas cette logique (…) Ils disent des choses qui n’ont pas de sens.

Dans des endroits où j’ai gagné au premier tour, est-ce logique  que j’y opère des casses au second tour ?

Mais quand ils faisaient ça, les observateurs étaient là, l’Union européenne était là, l’ était là, la presse était là. Ça s’est passé devant eux. Ils ont pris des photos. Donc, ça là, c’est trop gros. Ça s’est passé devant des étrangers, eux-mêmes, ils ont vu (…) Au Fdfp, au 1er tour, j’avais autour de 340 voix, il avait 151 voix. Ils ont cassé ce lieu de vote au 2ème tour. A l’ et 2, j’avais 638, il avait 132, ils ont cassé au second tour. Au collège moderne, j’avais 1047, il avait 100 et quelques. Dans des endroits où j’ai gagné au premier tour, est-ce logique  que j’y opère des casses au second tour ? (…) Ils disent qu’ils ont gagné encore, d’être fair-play. Pendant la campagne, ils ont dit si on recommence 10 fois, eux ils vont gagner 11 fois.

Maintenant qu’on a recommencé une fois seulement, vous dites que vous êtes fatigués (…) mais dans ce pays, ce n’est pas la première fois qu’on reprend trois fois, une élection. On a vu ça dans d’autres villes (…) C’est compliqué pour eux, donc ils disent : on est fatigué. Ils font des marches »