Grand-Bassam dirigée par une délégation spéciale comme en janvier 1960 : 59 ans de recul démocratique

La nouvelle est tombée le 1er janvier 2019, cinq mairies en Côte d’Ivoire notamment celle de ont été confiées à des préfets par le ministère de l’intérieur et de la sécurité.

En clair, un recul démocratique de 59 ans. Selon Wikipédia, la ville de Grand-Bassam est née de la scission de l’ancien cercle de Grand-Bassam, la ville est érigée en commune mixte le 31 décembre 1914. Elle devient alors la première commune de Côte d’Ivoire. En octobre 1955 Grand-Bassam devient une commune de plein exercice avec un conseil municipal, et un maire élu.

En janvier 1960, pour des raisons encore politiques, une délégation spéciale de trois membres remplace le conseil municipal, sur décision coloniale du Haut-commissaire Yves Guéna. En janvier 2019, comme en janvier 1960, la commune de Grand-Bassam est une fois encore dirigée par une délégation spéciale.

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Le constat est clair, c’est purement et simplement un recul démocratique vieux de 59 ans. Après toutes les luttes démocratiques effectuées pour être à une place enviée en matière de développement de démocratie africaine, la Côte d’Ivoire recule. En effet, pour ne pas avoir à trancher dans le contentieux des élections municipales de 2018 qui oppose , le maire sortant et candidat et Jean-Louis Moulot, candidat , le ministère de l’intérieur ivoirien choisi le recul démocratique de plus d’un demi-siècle.

Il en est de même pour les communes du Plateau, , et . Selon le communiqué du 1 janvier 2019, la raison de cette situation est que conformément à la réglementation en vigueur, les conseils desdites communes n’ayant pas pu être installées au 31 décembre 2018, date d’expiration des mandats des anciens conseils. « Il est mis en place des délégations spéciales présidées par des préfets des départements concernés, à l’effet d’assurer la continuité du service public communal, à compter du 1er janvier 2019 « , indique le communiqué signé de Sidiki Diakité, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.

Roxane Ouattara

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