FILOSES 2018 : Des solutions proposées au déficit de logements en Côte d’Ivoire

Amos Beonaho commissaire général de Filoses 2018
Amos Beonaho commissaire général de Filoses 2018

En prélude à la deuxième édition du « Forum international du logement social, économique et standing (FILOSES), qui se tiendra du 25 au 27 juin 2018, à la Caisse de stabilisation () au Plateau, une conférence de presse a été organisée en vue de présenter les enjeux de cette rencontre de la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agrées de Côte d’Ivoire (CNPC CI), ce mardi 19 juin 2018 à l’hôtel Palm Club. Logement social en Côte d’Ivoire. 

, commissaire général du FILOSES a expliqué que ce rendez-vous  « est à la fois un forum et un salon qui réunit les différents acteurs des métiers du bâtiment, les activités connexes ainsi que les domaines d’intervention associés. Cet événement majeur et multidimensionnel, se veut une plateforme internationale de rencontres et d’échanges entre les opérateurs ivoiriens et leurs partenaires internationaux du secteur BTP ».

Il a précisé que « ce forum est surtout organisé dans le but de favoriser le développement de l’habitat et du logement en Afrique, en général et particulièrement en Côte d’Ivoire ».

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Montrant les différents axes du forum, il a précisé que : « La deuxième édition du FILOSES, a pour thème principal : «Relever les défis du logement en Afrique » et plusieurs sous-thèmes en relation avec la loi des 3F, à savoir le Financement, la Fiscalité et le Foncier ».

Allant plus loin, il a indiqué qu’il y aura la conférence inaugurale de haut niveau sous les doubles thèmes du « financement politique, institutionnel et de développement socio-économique pour une émergence globale de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020″. Ensuite, plusieurs panels, des rencontres B to B, des conférences tout le long des trois journées dédiées au FILOSES 2018″.

« Il y a aussi le volet salon avec des stands d’expositions de maquettes, plans, produits et réalisations de logements à visiter, projection de films institutionnels, de vidéos de projets immobiliers multiples à voir. Il y également prévu des pavillons d’institutions gouvernementales, d’entreprises et investisseurs de l’extérieur » a-t-il ajouté.

Continuant, il a révélé que :  » Au total, ce sera 72 h d’opportunités offertes à chaque institution, exposant, de se présenter davantage en faisant connaître ses missions, actions, produits, créations et projets ». Puis d’annoncer les pays participants que sont : L’, l’, l’Allemagne, la , l’, la , le Maroc, la Turquie, le Liban, l’Iran, l’Israël, la Tunisie, le , le Ghana, le Royaume Unie, l’Australie.

Par ailleurs, il a montré le bilan de l’année 2016 en ces termes : « C’est depuis sa 1ère édition que le FILOSES pose comme nouvelle opportunité pour les entreprises du secteur BTP à l’échelle internationale, pour développer leur business et nouer de nouveaux  partenariats avec les opérateurs du marché ivoirien ». « Le FILOSES avait enregistré 15000 visiteurs et 13 pays participants à sa première édition en 2006. Pour cette année 2018, à sa deuxième édition, le FILOSES s’attend à recevoir 20000 et 25000 visiteurs sur les 3 jours, à savoir, les 25, 26, et 27 juin 2018, à la Caistab d’Abidjan-Plateau avec l’entrée gratuite, les commodités sécuritaires, sanitaires et techniques garanties ».

Au niveau des logements sociaux, il a relevé : « Le programme des logements sociaux et économiques initié par le gouvernement ivoirien a été lancé le 28 mars 2013. 2000 hectares de terrains sur l’ensemble du territoire national sont dédiés à ce projet pour lequel 72 mille demandeurs de logements ont été enrôlés et une quarantaine de promoteurs immobiliers agrées pour la production des logements sociaux ».

« Les besoins en matière de logements en Côte d’Ivoire sont estimés à 600 000 logements. Plus de 8000 nouveaux logements ont été construits de 2012 à 2015 dans le cadre des logements sociaux. Outre les projets en cours de logements économiques, et de standing, pour un besoin estimé à 400 000 logements avec un déficit structurel de 65000 logements par an ».

Emboîtant le pas au commissaire, le président du de la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agrées de Côte d’Ivoire () Siriki Sangaré a affirmé que  » Le problème du logement en Côte d’Ivoire est un problème crucial. Notre rôle est d’intervenir les uns et les autres dans ce dossier pour qu’on puisse voir l’accessibilité du logement. Tout simplement parce que nous allons permettre que l’offre vienne de la demande ».

Parlant de la sécurité des personnes, il a expliqué le processus pour l’acquisition du permis de construire en ces termes: « Ce n’est pas le bâtiment qui sort de terre qui est la fin du film. Normalement, il y a tout un processus. Il y a toute une procédure à suivre pour pouvoir bâtir une maison ».

« Celui qui veut être son propre architecte peut causer de gros problèmes demain »

Par ailleurs, a-t-il dit: « Lorsqu’on voit une maison, il y a déjà des études préalables qui ont été effectuées. Ces études doivent être effectuées par des professionnels. Celui qui veut être son propre architecte peut causer de gros problèmes demain. Il y a les études effectuées par les géomètres, une fois que ces études faites, l’architecte s’oriente vers les ingénieurs qui font les études de voiries, de réseau et divers (VRD), tout ce qui est assainissement, étude de canalisation des eaux, tout ce qui est étude des ouvrages, tout ceci rentre dans le plan d’urbanisation ».

De plus: »Une fois que tout cela est fait on délivre un document appelé avant-projet détaillé (APD). Cet APD est transmis au ministère pour avoir le permis de construire. Si toutes ces étapes sont sautées, évidemment on se retrouve avec des problèmes. Ces problèmes que nous connaissons, malheureusement, ce sont des innocents qui meurent ».

« On ne va pas se cacher, il y a la palmeraie qui n’a pas respecté du tout les normes avec les constructions anarchiques. Il y des gens qui construisent malheureusement sans autorisation, il y en a qui ont des permis de construire d’une manière ou d’une autre »

Il n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer certains faits qui mènent à des tragédies. « Nous sommes dans une situation où nos agglomérations sont beaucoup sollicitées, Nous sommes confrontés à une surpopulation de nos villes, il faut penser à un plan de développement durable. Cela sous-entend que nous devons faire des projections futuristes de sorte que vivions bien à l’aise aujourd’hui ».

« Il est bien évident que nous sommes dans des situations où des quartiers ont été déjà construits, où la surpopulation est venue endommagée certaines infrastructures, les ouvrages ne sont pas adaptées, tout simplement parce qu’il y a des quartiers qui n’ont pas été construits en respectant les normes ».

Prenant l’exemple du quartier Riviera Palmeraie, il a enfoncé le clou: » On ne va pas se cacher, il y a la Palmeraie qui n’a pas respecté du tout les normes avec les constructions anarchiques. Il y des gens qui construisent malheureusement sans autorisation, il y en a qui ont des permis de construire d’une manière ou d’une autre. Les constructions sur le passage des eaux, cela entraîne forcément des effondrements ».

Prince Beganssou

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