Agression d’Ibra à Paris : un pro-Soro interpelle Macron et la France « sur la violence politique qui se prépare en Côte d’Ivoire »

L’agression du pro-Soro Soumahoro Ibrahim dit Ibra à Paris est-il un signe de « la violence politique qui est en train de se préparer en Côte d’Ivoire? »

Je voudrais, à travers ce post, interpeller les autorités françaises sur la violence politique qui est en train de se préparer en Côte d’Ivoire, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Cette violence qui s’est déportée sur le territoire français en présence de certaines hautes personnalités politiques et gouvernementales ivoiriennes aujourd’hui au salon de l’agriculture.

En effet, le jeune activiste pro-Soro Soumahoro Ibrahim dit Ibra a été l’objet d’agression physique de la part de jeunes se réclamant du parti présidentiel dont le porte-parole est le ministre de l’Agriculture au nom de qui, je dis bien, au nom de qui, Ibra a été agressé.

Il a été grièvement agressé et blessé parce que des jeunes stipendiés du RHDP lui reprochent d’avoir interpellé publiquement le porte parole du RHDP sur la violation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire à travers l’arrestation et l’emprisonnement, pendant aujourd’hui deux mois, des députés pro-Soro.
Cette initiative de Ibra a été considérée par ces jeunes partisans du RHDP comme un crime de lèse majesté qu’il fallait punir.

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Le fait que cette violence politique ivoirienne se soit déportée sur le territoire français appelle en urgence l’implication francaise dans la crise politique pré-électorale qui est en train de naître en Côte d’Ivoire.

Je voudrais rappeler à ces autorités françaises qu’il y a quelques années, le contribuable français a été largement sollicité pour régler la crise ivoirienne manifestée par une rébellion et une crise post-électorale.

Il a été également sollicité pour organiser les élections présidentielles d’octobre 2010.
Je rappelle enfin que lors de ces différentes crises, les ressortissants français vivants ou en mission en Côte d’Ivoire, en ont payé les frais.
En effet, des soldats français ont été abattus au Camp français de Bouaké.
Des journalistes français ont également été abattus.
Beaucoup de ressortissants français ont dû, pour sauver leur vie, abandonner tout ce qu’ils avaient comme biens en Côte d’Ivoire pour trouver refuge en France lors de ces crises.
Aujourd’hui, beaucoup d’entre ceux qui sont partis de la Côte d’Ivoire,pour sauver leur vie,n’en sont plus revenus.
Beaucoup d’entreprises françaises ont dû fermer à cause de ces crises.
Bref,la communauté française vivant en Côte d’Ivoire a payé le lourd tribut de la crise ivoirienne.

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Sans me tromper,je peux affirmer que les mêmes ingrédients qui ont provoqué le traumatisme des français en Côte pendant ces dernières crises, sont en train de se mettre en place avec la violence politique qui est née au pays et qui s’est déportée en France.

La France veut-elle encore solliciter ses contribuables pour régler une autre crise en Côte d’Ivoire ?
A quoi ont servi toutes ces sommes qu’elle a injectées en Côte d’Ivoire pour organiser des élections libres, ouvertes et transparentes en 2010 si nous assistons inéluctablement à l’organisation d’une élection présidentielle de tous les dangers, où des candidats sérieux au parti au pouvoir comme Guillaume Soro ,sont en train d’être écartés de la compétition électorale à travers des accusations fallacieuses de coup d’Etat qui n’existent que dans l’esprit des dirigeants du RHDP ?

A quoi ont servi toutes ces sommes dépensées par la France pour juguler la crise électorale de 2010 si nous assistons à une élection présidentielle de tous les dangers où la violence politique du parti au pouvoir est en train d’être la règle du jeu ?

La France va t-elle assister impuissante à ce drame qui est en train de se préparer en Côte d’Ivoire sans crier gare ?

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Je voudrais rappeler la responsabilité directe du Président français dans la crise politique qui s’est provoquée avec la tentative d’arrestation de Guillaume Soro en Décembre 2019 ainsi que l’arrestation des députés et cadres proches de lui le 23 Décembre 2019.
Je rappelle que c’est tout juste le lendemain ,après son départ de la Côte d’Ivoire,après une visite où il a rencontré les autorités ivoiriennes, que ces différentes arrestations ont eu lieu et qu’un mandat international d’arrêt a été lancé contre Guillaume Soro pour tentative de coup d’Etat.

Il sera difficile au Président français de ne pas faire croire à l’opinion publique ivoirienne qu’il n’a pas donné sa caution à cette action de violence du gouvernement ivoirien.
S’il veut donc faire démentir les rumeurs concernant son implication dans cette cabale orchestrée contre Guillaume Soro et ses proches,qu’il s’implique, avec des pressions sur les autorités ivoiriennes,dans la résolution de cette crise qui risque encore de solliciter le contribuable français.

Les autorités françaises sont donc interpellées.
L’ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire est interpellé.
L’ambassadeur de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire est interpellé sur le drame qui est en train de s’installer en Côte d’Ivoire à la veille des élections présidentielles d’octobre 2020 où tout est en train de se mettre en place pour un passage au forceps du camp présidentiel.
Chose que les ivoiriens n’accepteront pas.

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La France est donc interpellée.
Les autorités ivoiriennes actuelles ne pourraient parler d’ingérence puisqu’elles ont applaudi hier cette ingérence de la France dans les crises politiques que notre pays a connues.
Je rappelle que c’est cette ingérence de la France qui a permis à l’actuel Chef de l’Etat de s’asseoir sur son fauteuil présidentiel en avril 2011.

Nous attendons donc le « go » des autorités françaises.
Sinon nous risquons d’assister à une crise sans précédent en Côte d’Ivoire à partir d’octobre 2020.
Loin de moi l’idée de vouloir mettre le feu aux poudres
C’est parce que je ne veux pas que cela soit que j’interpelle ici et maintenant les autorités françaises afin qu’elles s’impliquent dans la résolution de la crise politique ivoirienne qui est en train de naître.

La France voit tous les ingrédients d’une crise pré-électorale et d’une crise pré-électorale se mettre peu à peu en place.
Et elle ne dit rien.

Demain, comme au Rwanda,sa responsabilité sera engagée dans les tueries qui vont suivre la tentative de passage en force du pouvoir en place.
Le Président Macron est donc interpellé.

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