« Mamadou Touré et Bictogo, arrêtez d’utiliser le label ADO pour votre cause perdue de 2020 »

L’Alliance Nationale pour le Changement mouvement pro-Soro avec à sa tête, a tenu son 1er conclave, le samedi 09 novembre 2019, à Abidjan.

Je vous félicite pour votre présence à ce 1er conclave qui se tient après 7 mois de la naissance de notre parti, l’Alliance Nationale pour le Changement.

Chers Membres de la Direction,

Il vous souviendra les conditions dans lesquelles nous avons décidé ensemble de la création de ce parti, conformément aux résolutions de l’Assemblée Générale de l’APC, tenue le 02 mars dernier. Comme nous nous y attendions, des gens, qui ne rate aucune occasion quand il s’agit de semer la division, n’ont pas hésité à payer une dissidence en notre sein, d’ailleurs comme au , à , au , au , etc

Si les gens mettaient autant d’ardeur à la recherche de la réconciliation nationale et au bien-être des ivoiriens qu’il en consacre au débauchage des militants, à l’achat des consciences et à la corruption, il y a longtemps que la Côte d’Ivoire serait un pays de rêve ! Nous avons dû faire preuve d’entregent, d’intelligence en anticipant, par la mutation de l’appellation APC en . On leur a cédé l’ancienne appellation pour un franc symbolique !

Mais je me réjouis de constater la présence dans cette salle de tous les régionaux précédemment appelés points focaux de l’APC. Merci de votre présence et de votre loyauté sans faille à la Direction pour continuer notre chemin. Ce que nos contradicteurs n’ont pas compris, c’est que nous n’avons jamais renié ce qui fait notre âme, notre aspiration profonde, celle du changement. Cette aspiration transcende nos égos et ne nous laisse aucune place pour la distraction juridico-politique à laquelle on nous invitait.

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Oui dans ce pays, LE CHANGEMENT EST UNE NECESSITE. Le pouvoir RHDP, avec la minutie d’un orfèvre, s’est attaqué en moins d’une décennie, à tous les équilibres de notre nation. La peur est aujourd’hui le sentiment le plus répandu entre les ivoiriens. Peur du lendemain, peur de l’autre, peur de ceux qui nous dirigent et qui devraient plutôt nous rassurer, peur même de notre propre ombre. Cette Côte d’Ivoire-là n’est pas celle de notre jeunesse, celle de nos rêves, celle qu’on nous avait tant promise.

L’année 2020 qui devrait consacrer l’ancrage démocratique de notre nation est devenue celle de nos cauchemars et de nos nuits d’insomnies. Qu’avons-nous fait de ces 10 ans après avoir connu coup d’Etat, rébellion, crise postélectorale et même une guerre ?

Il nous fallait retrousser nos manches et rebâtir :

– des routes et des ponts, certes ;

– l’économie, les infrastructures, oui ;

– mais surtout la réconciliation, le vivre ensemble,

– mais également une justice indépendante,

– un environnement des affaires qui laisse peu de place à la corruption,

– des conditions d’élections transparentes, justes, ouvertes,

– le social, avec un accent particulier sur les populations vulnérables, les femmes, les personnes âgées.

– mais aussi, l’emploi, la promotion du secteur privé par une vraie politique de soutien aux entrepreneurs nationaux. Oui c’est eux qui créent les emplois durables et font circuler l’argent.

– l’éducation pour tous, oui mais une éducation de qualité et non ce rafistolage digne d’amateurs !

Qu’avons-nous fait de ces dix années, pour qu’on en soit à négocier une CEI indépendante, vous le savez, cette CEI menace gravement la paix sociale. Pour qu’on en soit à décrier une justice qui emprisonne pour un tweet ? Pour que des justiciables soient oubliés dans les prisons sans procès équitable ? Dix ans plus tard, des ivoiriens sont encore en exil, d’autres meurent en prison, pendant que le pouvoir regarde ailleurs ! Dix ans après, la Côte d’Ivoire, dont les tenants du pouvoir se vantent d’en avoir fait le pays le plus réformateur de la planète terre, avait-elle vraiment besoin de ce faux débat sur un éventuel troisième mandat ?

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Aujourd’hui encore, nous courrons après la démocratie. Est-ce normal ? Aujourd’hui, des ivoiriens n’ont même pas le minimum pour se nourrir. Est-ce normal ? Aujourd’hui nous sommes classé 1er parmi les pays dont les jeunes, sans espoir, se donnent la mort dans la méditerranée. Les débats qui ont cours sur la démocratie, la bonne gouvernance, les élections apaisées, les libertés, la réconciliation nationale, l’éducation, l’emploi avec en plus certains qui nous narguent en parlant de 2% de chômage, Ces débats nous gênent profondément.

Aujourd’hui, voir des personnes tenir des discours d’une arrogance qui ferait pâlir de jalousie les fervents animateurs des agoras et parlements de triste réputation, cela gêne profondément. Aujourd’hui, que le RHDP, qui pourtant se voulait un creuset de rassemblement, ait réussi le tour de force de se disloquer en mille morceaux, avec le Président Henri Konan BEDIE et le Président hors de cette prétendue grande famille.

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J’accuse les cadres renégats du RHDP qui, poussés par leurs ambitions destructrices, sont en train de faire le vide autour du Président OUATTARA en prétendant pourtant l’aimer.

Quelle forfaiture !

Quelle haute trahison !

Il suffit d’une simple lecture de notre histoire, de l’histoire de notre continent, pour comprendre que cette malheureuse entreprise est vouée à un échec cuisant. Votre affaire-là ne marchera pas ! Elle ne marchera jamais ! Des regrets ? Oui j’en ai ! Je regrette de voir une si belle entreprise s’enliser dans les sables mouvants de l’auto-destruction, comme le margouillat qui construit avec ses mains et qui détruit avec sa queue.

Je regrette de voir des individus qui n’ont pas contribués à bâtir cette grande image du Président OUATTARA, l’entrainer dans la fange boueuse de leurs ambitions personnelles, pour finalement l’abandonner.

C’est pourquoi dès le départ, nous avons alerté, non pas pour faire plaisir aux sofas des temps de paix comme les Mamadou Touré et autres Bictogo, qui n’ont qu’une connaissance pelliculaire de la lutte pour ADO et qui veulent nous donner des leçons aujourd’hui. C’est au mieux une naïveté, au pire une imposture. Qu’ils arrêtent d’utiliser le label ADO pour leur cause perdue de 2020.

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Nos avertissements c’était le respect et l’amour filial pour le Président OUATTARA et pour tous ces aînés qui, dans le silence de leurs salons feutrés, déplorent la dangereuse pente dans laquelle des va t’en guerre ont engagé la politique ivoirienne. Le refus de verser dans l’injure facile et dans le déni. Nous avons notre part de responsabilité dans le bilan du Président. Nous l’assumons. Fallait-il pour autant céder au fatalisme ou retrousser nos manches pour reprendre le combat là où nous l’avions laissé ?

Nous avons choisi la seconde option. L’ANC est là pour dire NON à la forfaiture. C’est pourquoi je me réjouis avec vous, de l’annonce de la candidature de notre grand leader, le Président Guillaume SORO. Cette candidature a elle seule, doit empêcher ceux qui pensent qu’en dehors d’eux il n’y a point de salut, de chercher à s’imposer.

Cette candidature que l’ANC devra soutenir fermement, est un appel à la prise de responsabilité de cette nouvelle génération d’ivoiriens, jeunes, débarrassés des clivages régionaux, ethniques et religieux, cette génération de jeunes formés, expérimentés, prêts à aller à la rencontre du monde avec ses idées nouvelles et pleines d’originalité et de modernité.

Mesdames et messieurs, les Membres de la Direction du Parti,

Au cours de ce conclave, nous plancherons sur les stratégies à mener pour faire de l’ANC ce grand parti qui va contribuer à conduire notre Chef, le Président Guillaume SORO, au palais présidentiel, en octobre 2020.

Nous n’avons ni alternative, ni plan B.

Les menaces, les intimidations, les achats de conscience, les débauchages éhontés de militants, toutes ces choses sont des méthodes passéistes, qui n’ont pas prospéré en 1990, ni en 1995, ni en 2000, ni en 2010. Je ne vois donc pas comment cela peut prospérer en 2020. Ne dit-on pas que celui qui se ment à lui-même est assuré d’un bon sommeil ? Tant il est vrai que personne ne viendra lui demander des comptes ! Souhaitons bon sommeil au RHDP ! J’attends donc de ces travaux, des résolutions de haute qualité, qui seront transmises au Président Guillaume SORO.

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Plus que jamais, je vous engage à investir le terrain, à parler à tous les ivoiriens, à mobiliser les jeunes, les femmes, les cadres, nos anciens, à préparer 2020 avec courage et détermination, pour une victoire au premier tour, du Président Guillaume SORO.

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