Marginalisé et affaibli par la maladie : L’imam Idriss Koudouss reçoit la visite de Simone Gbagbo

Simone Gbagbo et l'imam Idriss Koudouss

a rendu visite le mercredi 23 janvier 2019 à l’Imam El Hadj Koné à Yopougon Port-Bouët 2. L’ex-première dame affirme être venue saluer son ami et frère affaibli par la maladie, marginalisé du fait de son soutien supposé ou réel aux pouvoirs passés d’Henri Konan Bédié puis de .

Le mercredi 23 janvier dernier le domicile de l’Imam El Hadj Idriss Koudouss Koné a connu une ambiance particulière. Et pour cause, l’épouse de Laurent Gbagbo y effectuait une visite fraternelle. Ce fut l’un de ses vœux les plus ardents depuis sa sortie de prison le 8 août 2018. Celui de voir et réconforter son ‘’ami et frère’’ affaibli par la maladie.

Simone Gbagbo a par ailleurs invité le propriétaire de la mosquée Bilal de Port-Bouët 2 à la paix et au pardon. Le , le président de la Commission nationale islamique en Côte d’Ivoire () depuis 1993 a rassuré l’ex-première dame de mettre ses hommes en mission pour prôner la paix et le pardon.

« On me traite d’Imam de Gbagbo, mais Ado sait ce que j’ai fait pour lui »

Notons qu’Idriss Koudouss est une figure reconnue du monde musulman que certains traitaient d’Imam . « On me traite d’Imam de Gbagbo, mais Ado sait ce que j’ai fait pour lui », s’adressait-il le vendredi 26 août 2011 à l’occasion de la célébration de la « nuit du destin » aux religieux qui le vilipendaient. Et de poursuivre, « tout le monde sait dans ce pays le rôle déterminant que nous avons joué à travers le forum des confessions religieuses avec notre jeune frère Honoré Guié. On occulte ce rôle éminent aujourd’hui ».

A lire aussi : Simone Gbagbo après l’acquittement de Gbagbo :  » Le mensonge court toujours mais la vérité rattrape le mensonge »

« Comme si cela ne suffisait pas, on ne fait que nous insulter. On oublie aujourd’hui, que nous avions été menacés parce que nous voulions sauver notre pays. Nous avons été à , à et à où nous avons réconcilié six villages en trois jours et où moi-même, j’ai été traité en 2002 de chef rebelle », dénonçait l’homme de Dieu.

« Si je meurs aujourd’hui, je vais au paradis parce que des religieux qui ont la haine au cœur et qui alimentent la délation contre moi, ont ramassé tous mes péchés»

« Et aujourd’hui on me traîne dans la boue au prétexte que je suis l’Imam de Gbagbo, que c’est moi qui ai prié pour que Gbagbo fasse dix ans au pouvoir. Ce sont des non croyants », rappelait-il avant de dire, « sinon, quelle force j’ai moi pour déterminer le destin d’un homme ? ».

« Si je meurs aujourd’hui, je vais au paradis parce que des religieux qui ont la haine au cœur et qui alimentent la délation contre moi, ont ramassé tous mes péchés», avait-il indiqué ce jour-là.

Karina Fofana