Masa 2018 : Menaces sur l’événement pour 900 millions FCFA

A un jour de la fin du Masa, le public abidjanais continue de bouder les spectacles

A un mois de la date indicative du 2018, les organisateurs peinent à réunir les 900 millions FCFA de budget promis par l’Etat. , directeur général du Marché donne des explications.

5000 FFCFA pour une semaine. C’est la somme que l’on devra débourser pour assister aux 300 spectacles de la 10ème édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa). Cette somme ne concerne que le Palais de culture à Treichville. Le Masa se tiendra du 10 au 17 mars 2018 à Abidjan, Bouaké, Bondoukou, Korhogo, Yamoussoukro et Tiassalé.

L’information a été donnée par Yacouba Konaté, directeur général du Masa. Lors de la conférence de presse qu’il a animée le jeudi 08 février au Plateau, il a fait le point des préparatifs. A cette occasion, le conférencier a annoncé la participation de 260 artistes. Ils proviendront de 36 pays à travers le monde. Notamment la Belgique, la France, le Canada et plusieurs pays africains. 107 organes de presse étrangère sont attendus, sans compter la presse nationale.

Défis du Masa 2018

A quatre semaines de l’évènement, Yacouba Konaté, par ailleurs directeur de cabinet à la Grande chancellerie, a dit attendre encore le budget. « Nous attendons encore le budget qui est de 900 millions FCFA. Nous ne l’avons pas encore. C’est très difficile pour nous. Nous faisons tout pour pouvoir relever les défis », a-t-il confié.

Cette édition donnera lieu à une exposition de photos et un colloque, pour faire le bilan et analyser les textes et statuts. Le thème choisi est : « Quels modèles économiques pour les arts de la scène, festivals, troupes et salles de spectacles ? ».

Rappelons que le Masa concerne le théâtre, la danse, le conte, la musique, l’humour, la mode et les arts de la rue. Abidjan constitue le pôle principal des activités du Masa. Les années précédentes, l’organisation semblait encore battre de l’aile. Après plusieurs années, le Masa peine à attirer le grand public abidjanais. Une tare liée au leadership des organisateurs ou à une mauvaise volonté de l’Etat, de promouvoir véritablement la culture ?

Elvire Ahonon