Lettre ouverte de Me Cheickna Sylla, du comité des sages du PDCI à Alassane Ouattara relative à sa candidature pour la présidentielle.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Je vous prie d'excuser toute l'audace que je prends pour la rédaction de la présente missive qui n'est guidée que par l'esprit de paix et de cher au père fondateur Feu le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY.

Toutefois, à l'orée de cette année 2020 à forte senteur électorale et sensible, il vous incombe, Excellence Monsieur le Président, en votre qualité de garant de la stabilité nationale, de favoriser une atmosphère propice à la réconciliation vraie de tous les fils et filles de notre qui ne veulent plus revivre les affres de 2010.

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Je ne rejette certes pas, tous vos efforts pour réinstaurer entre les le ''vivre ensemble'', mais sachez humblement qu'aucun sacrifice n'est de trop pour l'intérêt supérieur du pays. Aussi vous suggérerais-je, Excellence Monsieur le Président, si vous voulez que la paix ne soit pas un vain mot, de poser des actes forts notamment en :

– permettant aux ex locataires de la récemment blanchis, ainsi qu'à tous les exilés politiques et militaires de regagner sereinement la chaleur du pays,

-accordant à tous les sans exclusive votre grâce .

Le faisant, vous franchiriez un pallier, non des moindres, celui de hisser définitivement la Côte d'Ivoire au panthéon des modèles de démocratie tant continentale que mondiale.

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D'ailleurs pour mémoire, souffrez Excellence Monsieur le Président de la République, que j'ouvre une brèche sur le secret de la renommée et de la longévité politique de votre boussole, Feu le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY [dont vous vous réclamez]. Il s'agit d'un pacte qu'il a scellé avec son ami et compagnon de lutte le Patriarche SYLLA [Mon géniteur] et dont le doyen LAUBOUHET Marcel et le Patriarche Mahamadou CISSE furent les témoins oculaires.

Cet accord, qui doit de bréviaire à quiconque aspire à gouverner pacifiquement et durablement la Côte d'ivoire, tient principalement en deux mots :

1) ne jamais répandre le sang humain qui est sacré ;

2)  privilégier en toute occasion le dialogue inclusif et le pardon.

Comment terminer sans vous présenter en mon nom personnel, et en celui de la grande communauté Yacouba SYLLA, mes sincères condoléances pour le rappel à d'un grand serviteur du pays, Votre fils , non sans prier pour le repos de son âme.

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Par la même occasion, je salue la mémoire du Feu Seydou Élimane DIARRA dont je fus l'un des vice-présidents lors du Forum de la qui s'est tenu du 9 Octobre au 18 Décembre 2001. Son talent de médiateur aura permis de rassembler les quatre (4) principaux protagonistes de la scène politique d'alors notamment les Présidents BÉDIÉ, GUÉI, GBAGBO et vous-même autour de l'intérêt Supérieur de la mère patrie.

Ce rappel historique vise tous les leaders politiques et d'opinions, la situation politique actuelle étant délétère, nous devons tous privilégier le dialogue inclusif et le pardon pour ne pas en rajouter à la souffrance du peuple ivoirien qui n'a soif que de paix.

Dans l'espoir que cette requête trouvera un écho favorable dans votre cœur, Excellence Monsieur le Président, vous prierai-je de croire à de mes sentiments respectueux.