> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://www.yeclo.com/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# ONUSIDA : des progrès dans la lutte contre le Sida, mais également des échecs – Actualités 06/07/2020
- URL: https://www.yeclo.com/onusida-des-progres-dans-la-lutte-contre-le-sida-mais-egalement-des-echecs-actualites-06072020/
- Published: 2020-07-06T22:19:56.000Z
- Updated: 2020-07-06T22:19:56.000Z
- Author: Yeclo avec Xinhua

GENEVE, 6 juillet (Xinhua) — Le dernier rapport de l'[ONUSIDA](https://www.yeclo.com/tag/onusida/) sur le [Sida](https://www.yeclo.com/tag/sida/) révèle des réussites dans la réduction de nouvelles infections et dans la réalisation de l'objectif ambitieux 90-90-90, mais montre également des échecs, et cela indique que la tâche est encore loin d'être achevée, a déclaré la directrice exécutive de l'ONUSIDA, Winnie Byanyima, dans une interview accordée récemment à Xinhua.

Selon le Rapport mondial 2020 de l'ONUSIDA publié lundi, des progrès significatifs ont été faits dans le monde entier pour « accélérer le déploiement des services de lutte contre le [VIH](https://www.yeclo.com/tag/vih/) », suite à la décision de l'Assemblée générale des [Nations Unies](https://www.yeclo.com/tag/nations-unies/) il y a quatre ans de mettre un terme au Sida d'ici 2030\. Toutefois, « aucun des objectifs mondiaux fixés pour 2020 » par rapport à la campagne visant à mettre fin au Sida « ne sera atteint », et cela est dû au « trop peu de ressources » investies et à la pandémie de [COVID-19](https://www.yeclo.com/tag/covid-19/) en cours.

C'est pour cela que nous l'avons intitulé \[le rapport\] « Agissons maintenant », a déclaré la directrice exécutive de l'ONUSIDA. « Notre progression vers la fin du Sida, en tant que menace à la santé publique, d'ici 2030, était déjà lente avant l'épidémie de COVID-19 », a-t-elle prévenu dans le rapport, « maintenant cette crise risque potentiellement de nous faire perdre encore plus de terrain ».

Selon Mme Byanyima, à ce jour, encore 38 millions de personnes dans le monde, dont une grande partie constituée de jeunes, sont atteintes par le VIH et, de tous ceux-ci, 25,4 millions sont sous traitement. Cela signifie que 4,6 millions attendent encore d'accéder aux soins. « L'année dernière, nous avons encore enregistré à un nombre élevé de décès, autour de 690.000 personnes, dus à des pathologies liées au Sida, ce qui est largement supérieur à l'objectif de 500.000 décès de 2010\. C'est inacceptable! » a-t-elle souligné.

« Toutefois, nous voyons que certains pays, dotés de la volonté politique d'investir des ressources dans ce secteur, ont diminué le nombre de décès », a-t-elle fait remarquer. L'[Afrique du Sud](https://www.yeclo.com/tag/afrique-du-sud/), par exemple, a diminué le taux de mortalité de 53% en 10 ans, alors que la moyenne mondiale s'élève à 23%. « Si un pays peut le faire, nous pouvons le faire dans d'autres pays également », a-t-elle ajouté.

Mme Byanyima a souligné que les décès se vérifient principalement dans des populations clé, qui comprennent des groupes vulnérables comme les personnes LGBT, les travailleurs du sexe, et les personnes consommatrices de [drogues](https://www.yeclo.com/tag/drogues/), qui se trouvent en marge de la société et qui voient leurs droits violés. « C'est pour cela que nous assistons à davantage de décès en [Afrique](https://www.yeclo.com/tag/afrique/) centrale et méridionale ».

Elle a confirmé que l'ONUSIDA est en train d'établir une nouvelle stratégie et que l'année prochaine elle présentera à l'Assemblée Générale des Nations Unies une [résolution](https://www.yeclo.com/tag/resolution/) visant à adopter de nouveaux objectifs plus ambitieux.

Actuellement, l'ONUSIDA possède une série d'objectifs qui visent à mettre fin à l'épidémie de Sida d'ici 2030\. Ils incluent : faire connaître à 90% des personnes atteintes par le VIH leur statut sérologique, d'ici 2020 ; fournir à 90% des personnes auxquelles une infection de VIH a été diagnostiquée un traitement antirétroviral durable, d'ici 2020 ; éliminer le virus chez 90% des personnes ayant suivi un traitement antirétroviral, d'ici 2020.

Puisque les deux tiers de la population atteinte par le VIH se trouvent en Afrique, Mme Byanyima a spécifié les zones qui nécessitent de faire des progrès dans le continent, tels que diminuer la vulnérabilité des femmes et des filles.

« Il s'agit d'affronter ces barrières structurelles, les inégalités qui sont à la base de la vulnérabilité élevée des femmes et des filles, par exemple en continuant à les scolariser, en leur donnant accès à la santé et aux droits en matière de sexualité et de procréation, ainsi qu'à une éducation complète à la sexualité ».

Par rapport aux progrès réalisés en Afrique, la directrice exécutive de l'ONUSIDA a attiré l'attention sur la contribution de la [Chine](https://www.yeclo.com/tag/chine/) dans le soutien au renforcement des capacités sanitaires en Afrique, notamment lors du combat contre le Sida.

« La Chine entretient une relation forte avec l'Afrique, qui a existé pendant de nombreuses années. Nous voyons la Chine aider les pays africains à renforcer leurs systèmes sanitaires ; nous voyons la Chine soutenir le nouveau Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies, un centre très important pour toute la région. La Chine aide également à combattre les épidémies, en particulier celles de VIH et de COVID-19\. Par conséquent, il s'agit d'une relation importante », a-t-elle indiqué.

Elle a ajouté que l'ONUSIDA entretient de bonnes relations avec le gouvernement [chinois](https://www.yeclo.com/tag/chinois/), précisant : « Tous les ans, nous amenons des équipes techniques en Chine pour avoir des échanges avec les scientifiques, les techniciens et d'autres professionnels chinois, afin de partager les connaissances qui peuvent [servir](https://www.yeclo.com/tag/servir/) au renforcement des capacités en Afrique. C'est un très bon soutien. La Chine a également présidé un Conseil de l'ONUSIDA l'année dernière, nous donnant une direction stratégique et fournissant son soutien ».

« Une chose que nous avons appris de la crise de COVID-19 est que personne n'est en sécurité tant que tout le monde ne l'est pas. Nous avons besoin du système multilatéral », a poursuivi Mme Byanyima, « La Chine est une grande défenseure du système multilatéral. Par rapport à la question sanitaire, nous continuons à apprécier le soutien de la Chine à travers les Nations Unies, et nous en sommes reconnaissants ».

Elle a encouragé chaque gouvernement à considérer les questions sanitaires comme des questions globales, et à ne pas se focaliser sur soi-même pour trouver des solutions individuelles. « La Chine a déclaré qu'un vaccin constitue un bien public mondial. Nous voulons encourager la Chine à maintenir cette position. Et si elle devait disposer d'un vaccin, à le rendre disponible en tant que bien public mondial », a-t-elle conclu. Fin