Procès Gbagbo-Blé Goudé : « L’amnistie de Ouattara n’a aucun Impact à la CPI » ( Xavier-Jean Keïta, avocat CPI)

Simone Gbagbo et laurent Gbagbo
Simone Gbagbo et laurent Gbagbo

L’Observatoire ivoirien des droits de l’homme () d’Eric-Aimé Sémien, a organisé une causerie-débat le jeudi 11 octobre 2018 à Abidjan-Cocody, sous le thème ‘’Contribuer au développement de procès post-crise équitable et impartiaux pour une réconciliation effective et durable en Côte d’Ivoire’’.

Xavier-Jean Keïta, conseil principal du bureau du conseil public pour la défense de la Cour pénale internationale () était présent à cette rencontre. Le panel intitulé: ‘’Le procès Gbagbo et Blé Goudé devant la : Vues à mi-parcours » a marqué notre attention. Selon Xavier-Jean Keïta, cette cour est une chance pour le monde entier et pour l’Afrique en particulier . Ce qu’il déplore en définitive, c’est le refus de coopération de certains Etats africains. «Le refus des États à coopérer avec la rend difficile son travail. La Côte d’Ivoire doit coopérer avec la cour pour l’affaire Simone Ehivet Gbagbo.

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Retenez que la cour n’est pas impactée par tout ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Réagissant sur l’impact de l’amnistie accordée par le chef de l’Etat aux prisonniers politiques en Côte d’Ivoire sur le procès de et de Charles Blé Goudé, il a répondu : « Il n’y a aucun impact sur le déroulé de la cour pénal internationale ». Il n’a pas manqué d’interpeller l’ensemble des 33 pays africains sur la nécessité de coopérer activement avec la cour.

Xavier-Jean Keïta, chef du bureau de la défense à la CPI
Xavier-Jean Keïta, chef du bureau de la défense à la CPI

Les Ivoiriens , analyste politique et , journaliste moniteur du procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé quant à eux, ce sont penchés sur la procédure. Selon eux, il faut éviter les précipitations. «Pour avoir été à la CPI, le procès là-bas aussi bien dans la forme que dans le fond, est différent d’un procès de la cour d’assises d’Abidjan Plateau. Dépassionnons le débat et laissons la justice faire son travail quelque soit le temps.

« Depuis 18 ans, quatre amnisties ont été faites en Côte d’Ivoire et cela n’a rien résolu. Exigeons d’abord de nos autorités qu’elles démarrent les procès locaux »

Nos experts ivoiriens ont aussi donné leurs avis sur la stratégie de . « Il est clair que le fait que le bureau de la procureur ne poursuive qu’un seul camp, en dépit de ses déclarations sur des mandats d’arrêt visant l’autre camp, mais je dis, restons réalistes. C’est par pur fantasme que les Ivoiriens veulent connaitre les individus qui figurent sur la liste de la procureure. De fait, même si elle évente cette liste du camp Ouattara et que le pouvoir d’Abidjan refuse d’obtempérer, comme il le fait déjà pour Simone Gbagbo, que pourrons-nous faire », a démontré André Silver Konan.

« Bensouda doit simplement convaincre sur sa stratégie qui pour l’heure, paraît ténébreuse. Pour le reste, depuis 18 ans, quatre amnisties ont été faites en Côte d’Ivoire et cela n’a rien résolu. Exigeons d’abord de nos autorités qu’elles démarrent les procès locaux au lieu de lorgner du côté de la CPI», à signifié l’analyste politique.

Plusieurs experts juridiques, journalistes et associations des mouvements de droits de l’homme internationaux ont échangé sur la question de la CPI 16 ans après.

Roxane Ouattara

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