Ramadan 2018 : Voici la raison cachée de la « rébellion » de Séguéla

Cheick Boikary Fofana
Cheick Boikary Fofana

Voici la raison cachée de la « rébellion » de qui a refusé de célébrer la fête du , ce jeudi 14 juin 2018. 2018 Séguéla.

La célébration de la fête de l’ marquant la fin la fin du mois de jeûne (ramadan) est soumise à divergence à Séguéla. Certains ont fêté ce jeudi 14 juin pendant que ceux qui ont opté pour  »la rébellion » entreront en scène demain vendredi 15 juin 2018.

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Au terme d’un périple de pénitence qui a duré 29 jours, la fête de ramadan sera célébrée à double vitesse à Séguéla. En  effet la date de célébration de cette fête est soumise à une divergence d’opinion. Pendant qu’une frange de la population musulmane a célébré la fin du carême, ce jeudi 14 juin 2018, une autre frange (moins importante) rentre en scène demain vendredi 15 juin 2018.

« Séguéla abrite une forte communauté d’érudits dont la réputation est établie et la connaissance des textes du coran sont indéniables »

« Pour le carême, le coran (livre sacré des musulmans) indique que si vous ne voyez pas la lune le 29 ème jour de la compléter à 30. Nous sommes aujourd’hui jeudi (14 juin 2018) au 30ème. Quelle que soit la raison, demain vendredi  (15 juin 2018), c’est la fête « , fait savoir un guide religieux de la grande mosquée de Séguéla.

En effet, l’association des imams de la grande mosquée de Séguéla doute que la lune ait été effectivement observée à Ouattaradougou, situé à 30 km de Duékoué, à Fanfar, dans le département d’Odienné et à Zou, dans le département de Bangolo. En clair, les érudits de Séguéla ne croient pas en la sincérité du et du .

Ramadan 2018 Séguéla

Séguéla abrite une forte communauté d’érudits dont la réputation est établie et la connaissance des textes du coran sont indéniables. Les grandes familles Timité, Binate et Bakayoko qui comptent de nombreux savants musulmans, qui ont fait de longues études coraniques, hors de la Côte d’Ivoire, ont habituellement des jugements et des interprétations, qui sont suivis dans la région. 
« Nous nous sommes désolidarisés du Conseil supérieur des imams  (Cosim) et du Conseil supérieur des imams sunnites  (Codis) », dit Youssouf, la cinquantaine révolue. Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation arrive. « Une année, les imams de Bouaké avaient décidé de célébrer l’Aïd, un jour après l’annonce officielle », se souvient un fidèle.

Mais la rébellion de cette année intervient dans un contexte d’examen du . « Demain les épreuves écrites du se poursuivent, comment les élèves et les surveillants musulmans de notre zone feront ? », s’interroge Youssouf.

Karina Fofana

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