Retour de Gbagbo, Ouattara pas très content de son premier discours : ce que l’on sait
Laurent Gbagbo aura donc choisi la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan pour sa première sortie en public depuis son retour en Côte d'Ivoire.
Au micro ce dimanche 20 juin, le cardinal Jean-Pierre Kutwa invite l'ancien président à le rejoindre près de l'autel. Il lui offre un chapelet blanc, symbolisant son retour à la foi catholique, puis déclare : « Je vous confie à la Vierge. Parce que le train de la réconciliation est sur les rails. Mais il faut qu'il aille jusqu'à la gare de la paix. » Les chœurs sont de sortie. Laurent Gbagbo regagne lentement sa place, esquissant tout de même quelques pas de danse.
A ceux qui l'appellent à prendre du recul, Laurent Gbagbo envoie un message clair : il ne compte pas s'éloigner de la vie politique, mais au contraire s'engager, assumer son statut de chef de parti et d'opposant au président Alassane Ouattara. Des intentions confirmées dans un communiqué publié le 20 juin par son porte-parole, Justin Koné Katinan. Commentant les circonstances de son retour, l'ancien président y dénonce « les scènes de violence provoquées par les forces de l'ordre et les forces parallèles ». Il poursuit en appelant « à la retenue pour donner enfin une chance à la réconciliation de prospérer pour que la paix s'installe définitivement dans le pays ».
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Gbagbo y a prononcé ses premières phrases. Un court discours dont il a pesé chaque mot. Depuis son arrestation, le 11 avril 2011, l'ancien président s'était exprimé deux fois : devant les juges de la Cpi et lors d'une interview à Tv5 Monde. Aux cadres de son parti rassemblés, il a parlé de la Côte d'Ivoire mais aussi de l'Afrique. Il a évoqué les dernières élections législatives, donnant quelques indices sur le rôle qu'il sera amené à jouer, exprimant sa volonté de se mettre à la disposition du Fpi : « vous avez mené une bonne bataille. Soyez-en remerciés. Monsieur le secrétaire général, voilà ce que je voulais dire pour aujourd'hui. La prochaine fois, nous allons travailler. Vous allez me dire quand. Je suis votre soldat, je suis mobilisé. »