Le journaliste camerounais Saïd Penda parle du 3e mandat que le Président Alassane Ouattara veut briguer à la présidentielle d'octobre 2020.
Je n'exulte pas de voir ADO briguer un autre mandat, mais je comprends qu'il y soit obligé, pour éviter que son pays ne replonge dans une guerre civile, car ce que ses opposants promettent à ses partisans -s'ils reviennent au pouvoir- est très effrayent et n'augure rien de bon.
Le jour où le président Ouattara avait annoncé son intention de ne pas briguer un autre mandat, il avait reçu les congratulations de l'ensemble de la communauté internationale : Secrétaire Général de l'ONU ; président de la Commission de l'Union Africain ; Union Européenne ; président trump, Angela Merkel, Emmanuel Macron, Boris Johnson; etc.
LIRE AUSSI : Voici comment Bédié a été désigné candidat du PDCI
Toutes ces hautes personnalités et organisations internationales doivent être bien tristes de le voir revenir sur cette décision, mais dans le fond, beaucoup comprendront qu'il en a été contraint, par un cas de force majeur.
A l'analyse, Alassane Ouattara lui-même ne gagne rien dans cette nouvelle candidature. Bien au contraire, elle porte un coup à sa réputation d'homme de parole, à son image et à son aura internationale.
Mais c'est son pays et la sous-région qui y gagne, en paix et en stabilité. Le président ivoirien fait donc montre d'un altruisme inégalé, en acceptant ainsi de sacrifier son excellente réputation, au bénéfice de la communauté. La communauté nationale ; la communauté sous-régionale.
Ce qui est vrai, est vrai !