Gbagbo demande le divorce à Simone. Un acte qui ne pas être du goût de tous Ivoiriens comme c'est le cas de Sylvain N'guessan.

« Ce n'est pas le divorce en tant que tel qui gêne, mais cette volonté manifeste d'humilier. Quiconque a un peu d'humain en lui devrait ressentir une certaine blessure. On humilie pas devant la planète entière celle avec qui on a vécu tant de misères  » a lancé l'analyse politique ivoirienne Sylvain N'guessan face à l'annonce de .

Pour l'analyse Simone Ehivet ne mérite pas ce qui lui arrive, elle a servi utilement et fidèlement le parti ainsi que les intérêts de l'ex président Laurent Gbagbo.

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« Conflit de leadership » –
Ils ont tous deux été de fervents opposants à Félix Houphouët-Boigny, le premier président du pays, de 1960 à 1993 et se sont battus pour le multipartisme. Ils se sont construits dans le militantisme, ont fait de la prison. En 1982, elle a participé à la création du Front populaire ivoirien () par Laurent Gbagbo. Il en est toujours le président, et elle, deuxième vice-présidente.

Pour Rodrigue Koné, analyste à l'Institute on security studies (ISS), il va y avoir « un sérieux conflit de leadership » et « ça ne va pas être facile pour Laurent Gbagbo ». « Du tandem politique, on passe au face à face », estime-t-il. a su s'imposer en alter ego politique de son mari. « Elle disait tout haut ce que Laurent Gbagbo pensait tout bas », selon lui.

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Simone Gbagbo reste surnommée « Maman » par ses partisans. Pour M. Depagne, elle est toujours « très écoutée », mais « dans un cercle très réduit ». « Le parti, c'est lui. L'idole, c'est lui. Si ça avait été elle de retour d'exil, il n'y aurait pas eu cette ferveur dans les rues ».

Selon lui, le « risque » pour le FPI, c'est son « personnel d'encadrement vieillissant ». Charles , 49 ans, a ainsi des chances sérieuses de « jouer un rôle important » à l'avenir. Mais cet ex-pilier du régime de Laurent Gbagbo, acquitté par la justice internationale en même temps que lui, n'est pas rentré en Côte d'Ivoire, faute de passeport.