Un pro-Soro répond à Bictogo : « Le président de l’Assemblée nationale ne peut être démis, ce serait un coup d’Etat »

Guillaume Soro et Adama Bitogo en 2016 à Agboville

Déclaration d’, pro-Soro suite à la conférence de presse le jeudi 6 décembre 2018, de Bictogo qui invite le président de l’assemblée nationale à démissionner, s’il n’adhère pas au 

À l’occasion de la dernière des innombrables conférences de presse explicatives du projet de parti unifié , l’ex-ministre a cru ruer dans les brancards contre le Président de l’Assemblée Nationale Sem . À une question à lui posée sur la très prochaine rencontre entre le président de l’Assemblée Nationale et son bienveillant « protecteur » Henri Konan Bedié (l’amabilité est de ce dernier) l’homme la qualifiera de fait banal, non sans déclarer agacé :

A partir du 26 janvier 2019, si vous être président de l’Assemblée nationale que vous n’adhérez pas au RHDP, vous devez être honnête avec vous-mêmes. On ne peut pas tricher en permanence avec le peuple. Si vous avez décidé de ne pas être RHDP, n’attendez pas qu’on vous demande de partir. Déposez le tablier, parce que ce n’est plus votre tabouret, »

Il est évident que ces mots trahissent la méconnaissance de l’homme relativement au fonctionnement institutionnel d’un État démocratique. Le Président de l’Assemblée Nationale tout comme le Président de la République et à la différence d’un ministre, est l’émanation du peuple et non d’une personne, d’un parti ou groupement politique.

A lire aussi : Guillaume Soro : « Personne n’est plus propriétaire de la Côte d’Ivoire que chacun de nous »

Élu par ses pairs députés issus de tous bords ( ; ; ; ; indépendants), Sem Guillaume Kigbafori Soro ne saurait se soumettre aux seuls desideratas et turpitudes d’un clan politique mutant. Et de ce fait ne saurait être démis de ses fonctions par la seule volonté dudit clan. Encore faudrait-il que la loi fondamentale ait prévu une procédure de destitution du chef du parlement.

Pendant qu’on y est, pourquoi M. Bictogo ne menacerait-il pas également de démission les députés élus sous la bannière RDR et/ou RHDP.(excusez pour l’embrouillamini) réfractaires à son projet de parti unifié ? Mieux, pourquoi ne menacerait-il pas de démission le Président de la république en rupture avec le RHDP original, originel, intégral totalement distinct du RHDP fractionnel, factionnel et dénaturé en gestation ?

Non !!! Le président de l’Assemblée Nationale, sauf volonté de démission de sa part, ne peut être démis. Le faire serait à l’évidence un Coup d’Etat contre la normalité institutionnelle de l’État. Et conséquemment la voie ouverte à une nouvelle aventure périlleuse.

Le deal Bédié-Soro se précise : Une rencontre « la semaine prochaine » entre les deux hommes