L'Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs criminels (AGRAC) a organisé deux ventes aux enchères publiques les mardi 28 et jeudi 30 juillet 2026 à Abidjan, portant sur 150 véhicules saisis. Le lot est composé majoritairement de taxis compteurs et d'un minicar, tous confisqués dans le cadre de procédures judiciaires en cours.

Sur les 150 véhicules mis en vente, 82 ont été adjugés lors de la première session du mardi 28 juillet. Les 68 véhicules restants ont trouvé preneur au cours de la seconde vente, tenue le jeudi 30 juillet. Les deux opérations ont mobilisé au total plus de 600 participants venus enchérir sur les lots proposés.

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Les adjudications se sont déroulées sous la conduite de Maître Kouamé Ané Jean Bruce, commissaire de justice près le Tribunal de première instance d'Abidjan. Les véhicules vendus provenaient de saisies effectuées dans le cadre de procédures pénales pour escroquerie et blanchiment de capitaux, deux infractions relevant de la criminalité économique et financière que l'AGRAC est chargée de combattre depuis sa création.

21 ventes organisées depuis 2022

Ces deux journées portent à 21 le nombre total de ventes aux enchères publiques organisées par l'AGRAC depuis sa création en 2022. En quatre ans, l'agence a ainsi régulièrement organisé la cession de biens saisis à des criminels présumés, consolidant son rôle dans la privation des auteurs d'infractions économiques du produit de leurs activités illicites.

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Les fonds récoltés lors de ces deux ventes ne sont pas immédiatement reversés à l'État. Ils sont intégralement conservés sur un compte ouvert dans les livres du Trésor public, dans l'attente de l'issue des procédures judiciaires en cours concernant les propriétaires des véhicules saisis.

En cas de condamnation et de confiscation définitives prononcées par la justice, ces sommes serviront en priorité à l'indemnisation des victimes des infractions poursuivies, qu'il s'agisse des personnes escroquées ou lésées par les circuits de blanchiment démantelés.

Au-delà de l'indemnisation des victimes, les fonds pourront également être affectés au renforcement des programmes de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette affectation se ferait à travers des dotations aux structures judiciaires, sécuritaires et financières ivoiriennes engagées dans ce combat, renforçant ainsi les moyens de l'État dans la traque des avoirs criminels.