Le ministère burkinabè des Affaires étrangères a convoqué Philippe Bronchain, chef de la délégation de l'Union européenne, lundi 22 juin 2026.
Le gouvernement de transition, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a officiellement exprimé son désaveu après l'adoption d'une résolution par le Parlement européen le jeudi 18 juin 2026. Ce texte, voté à une large majorité, dénonce la réduction de l'espace civique et les atteintes aux libertés fondamentales au Burkina Faso. Les autorités burkinabè ont qualifié les interventions de certains eurodéputés, notamment celles du Français Christophe Gomart, de propos accusateurs et mensongers.
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Lors des débats à Strasbourg, Christophe Gomart, vice-président de la commission sécurité et défense, a souligné ce qu'il nomme un échec de la junte militaire en place depuis septembre 2022. L'ancien responsable du renseignement militaire français pointe une dégradation sécuritaire persistante, affirmant que plus de la moitié du territoire national échappe au contrôle de l'État face aux groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique.
Impact régional et enjeux diplomatiques
Cette crispation diplomatique illustre la rupture croissante entre Ouagadougou et ses partenaires occidentaux. Le Burkina Faso, qui a connu plusieurs coups d'État ces dernières années, revendique désormais une souveraineté totale et rejette toute ingérence étrangère. Pour la Côte d'Ivoire, voisine directe, cette instabilité persistante chez le partenaire sahélien renforce les préoccupations sécuritaires aux frontières nord, où la surveillance a été accentuée depuis plusieurs mois pour contrer les infiltrations terroristes.






