Les ventes de marchandises burkinabè à l'étranger enregistrent une progression de 57,7 % sur les huit premiers mois de l'année 2026. Selon les données de la Direction générale de l'économie et de la planification (DGEP), cette dynamique porte la balance commerciale du pays à un excédent historique de 2 844,6 milliards FCFA, contre 959,8 milliards FCFA sur la même période en 2025.

L'or brut demeure le moteur central de cette expansion commerciale. Entre janvier et août 2026, les expéditions du métal jaune ont généré 5 685,9 milliards FCFA, marquant une hausse de 66,5 % en glissement annuel. Le secteur minier concentre ainsi 94,1 % des recettes d'exportation globales du pays, renforçant l'emprise des matières premières sur les échanges extérieurs de la zone UEMOA.

Burkina Faso : 2 500 milliards FCFA de recettes minières
Le ministre burkinabè des Mines, Yacouba Zabré Gouba, évalue à 2 500 milliards FCFA les recettes directes du secteur minier entre 2022 et 2025.

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Sur le plan agricole, le bilan présente des trajectoires divergentes. Les expéditions de coton affichent un redressement avec un gain de 40,2 milliards FCFA (+45 %). En revanche, les filières de la noix de cajou et du sésame enregistrent de stricts replis, concédant respectivement des pertes de 62,1 milliards FCFA (-44,8 %) et de 25,2 milliards FCFA (-47,8 %). Sur le seul mois d'août 2026, les recettes d'exportation mensuelles se sont établies à 630,8 milliards FCFA.

Recomposition des importations et impact sous-régional

En parallèle, les importations burkinabè ont progressé de 11,4 % pour atteindre 3 204,6 milliards FCFA à la fin du mois d'août 2026. Cette augmentation s'explique principalement par la facture énergétique, marquée par une hausse de 18,8 % des achats de produits pétroliers raffinés, ainsi que par une progression de 25,2 % sur les approvisionnements en fer, fonte et acier. À l'opposé, les commandes d'engrais enregistrent un effondrement de 97,9 %, soit un retrait de 108,2 milliards FCFA.

La structure des achats extérieurs reste dominée par les biens de consommation, qui représentent 67,3 % des importations totales, devant les biens intermédiaires (16,6 %) et les biens d'équipement (16,1 %). Cette configuration permet au taux de couverture des importations par les exportations de grimper à 188,8 %, un niveau supérieur aux 133,4 % enregistrés un an plus tôt.