Le Burkina Faso se dote d'un nouveau Code pénal qui réintroduit la peine de mort. Les 71 députés de l'Assemblée législative du peuple (ALP) ont voté le texte à l'unanimité, mardi 20 octobre 2026.
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présenté le projet au nom du gouvernement. Il porte relecture de la loi n°025-2018/AN du 25 mai 2018 portant Code pénal, qui avait supprimé la peine capitale.
Selon le gouvernement, la réforme vise à renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle adapte aussi le dispositif pénal à la lutte contre les différentes formes de criminalité.

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D'après les informations rapportées avant le vote, la peine de mort est rétablie pour le terrorisme, la haute trahison et l'espionnage. Aucune exécution n'a eu lieu au Burkina Faso depuis 1988. Le garde des Sceaux a avancé que l'abolition profitait aux groupes armés qui attaquent le pays.
Un durcissement dans un contexte sécuritaire tendu
Le projet alourdit également les sanctions contre les crimes économiques. Il réprime « la promotion des pratiques homosexuelles et assimilées ». Le 1er septembre 2025, la même assemblée, alors appelée Assemblée législative de transition, avait déjà voté une peine de deux à cinq ans de prison et une amende pour ces pratiques, dans le Code des personnes et de la famille.
Le gouvernement burkinabè affirme maintenir son engagement pour « une justice pénale qui répond aux aspirations du peuple ». Cette adoption suit celle du Code de procédure pénale, votée à l'unanimité du 9 au 13 juin 2025. Ce dernier texte devait accélérer le traitement des dossiers et désengorger les prisons.
