Le Conseil des ministres du Burkina Faso, réuni jeudi 22 octobre 2026 à Ouagadougou sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, a adopté un décret créant l'Initiative présidentielle Énergie pour Tous, baptisée « Faso Wa-Fulu » en langue san. Le programme coûtera plus de 2 800 milliards FCFA sur dix ans.
Le ministère de l'Énergie, des Mines et des Carrières porte le dossier. L'objectif affiché est un accès généralisé à l'électricité d'ici 2030. Le programme repose sur quatre composantes : les brigades d'électrification, l'inclusion communautaire, l'accès énergétique et la souveraineté énergétique.

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Le ministre Yacouba Zabré Gouba a présenté le calendrier. Une première période doit accélérer la prise en charge des questions énergétiques, avant « une seconde phase de 5 ans qui sera consacrée à la consolidation des acquis ».
Un écart de 77 points entre villes et campagnes
Le Pacte national de l'énergie, publié en juin 2026, chiffre l'accès à l'électricité à 34,2 % de la population burkinabè en 2024. Le taux atteignait 87,83 % en milieu urbain, contre 10,21 % en zone rurale.
Le programme s'ajoute à un financement de plus de 104 milliards FCFA validé jeudi 10 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. Cette enveloppe est destinée à la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL) et à la nouvelle Agence Faso Vêenem, avec une cible de 70 % d'électrification en 2030.
Le Burkina Faso dépend encore d'importations d'électricité en provenance de ses voisins côtiers, selon le suivi du Fonds monétaire international (FMI).
