Le Mali prévoit une hausse progressive de ses besoins de financement par emprunt sur trois ans. Ils sont projetés à 1 858,5 milliards de FCFA en 2027, 2 044,1 milliards en 2028 et 2 467,2 milliards en 2029, selon la Stratégie d'endettement public à moyen terme 2027-2029 du ministère de l'Économie et des Finances.

Cumulés, ces besoins atteignent près de 6 370 milliards de FCFA, soit environ 9,7 milliards d'euros. Ceux de 2027 reculent de 7,4 % par rapport aux quelque 2 006 milliards estimés pour 2026. Cette baisse s'explique par la diminution des amortissements attendus sur la dette de marché, après un moindre recours aux bons du Trésor à courte maturité.

Exportations Burkina 2026: 6 049 milliards FCFA grâce à l'or
Les exportations du Burkina Faso ont atteint 6 049,2 milliards FCFA à fin août 2026, stimulées par les ventes d'or, selon la note officielle de la DGEP.

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À fin 2026, l'encours de la dette publique est projeté à 7 447 milliards de FCFA, soit 38,8 % du produit intérieur brut (PIB). Ce ratio reste sous le plafond de 70 % fixé par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui compte huit pays utilisant le franc CFA ouest-africain.

La dette intérieure représente 4 372,4 milliards de FCFA (58,7 % de l'encours) et la dette extérieure 3 074,8 milliards (41,3 %). Le coût moyen du portefeuille est estimé à 3,7 %, contre environ 5,7 % pour la dette intérieure. La dette extérieure affiche un taux de concessionnalité de 80,9 %.

Marché régional et financements concessionnels

Le marché intérieur reste la principale source de financement : il couvrirait 95,2 % des nouveaux besoins en 2027, contre 4,8 % pour les financements extérieurs, dont la part doit atteindre 12 % en 2029. Pour limiter les risques de refinancement, Bamako veut allonger les maturités sur le marché régional, avec davantage de titres de plus de cinq ans.

Côté extérieur, les autorités privilégient les prêts hautement concessionnels et concessionnels de l'Association internationale de développement (IDA), du Fonds africain de développement (FAD) et du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Le gouvernement veut aussi renforcer les ressources intérieures, avec un objectif de pression fiscale de 15,8 % pour 2027.