Le Burkina Faso se dote d'une société publique consacrée à la vigne et au vin. Réuni jeudi 22 octobre 2026 à Ouagadougou, le Conseil des ministres a adopté un décret créant la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB), une société d'économie mixte à participation publique majoritaire.
Son capital initial s'élève à un milliard FCFA. L'État détient 45 %, la Société nouvelle Brasserie du Faso (SN-BRAFASO) 10 % et le secteur privé burkinabè 45 %. L'État contrôle lui-même 70 % du capital de SN-BRAFASO.

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L'unité industrielle sera installée à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays. Elle nécessitera un investissement d'environ 9,8 milliards FCFA. Le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, en attend « la création de centaines d'emplois » et la transformation de vignes cultivées au Burkina Faso.
BRAFASO, un actionnaire récemment relancé
SN-BRAFASO a rouvert en novembre 2025 une brasserie restée à l'arrêt depuis 2008, après plus de 17 milliards FCFA de travaux de réhabilitation. Le 6 juillet 2026, le gouvernement a signé avec elle un accord de financement de 30 milliards FCFA pour une seconde usine à Léguéma, dans la commune de Bobo-Dioulasso.
La SOVIB entre dans un secteur des boissons en pleine recomposition. Le pays a produit 3,1 millions d'hectolitres de bière en 2024 tout en continuant d'en importer.
