Le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a lancé jeudi 22 octobre 2026 les travaux de la centrale solaire photovoltaïque de Katiola, dans le nord de la Côte d'Ivoire. D'une puissance de 50 mégawatts-crête (MWc), l'installation doit fournir de l'électricité à plus de 300 000 personnes. Le délai de réalisation annoncé est de quinze mois.

Le mégawatt-crête mesure la puissance maximale qu'une installation photovoltaïque peut délivrer dans des conditions d'ensoleillement optimales.

Le projet est porté par la société Katiola Solar Power, avec Toyota et Électricité de France (EDF) comme partenaires. Le ministre a pris acte de leurs engagements : « Merci de croire en notre pays. Nous avons bien pris note de vos engagements à tenir le délai ». Il a aussi demandé aux investisseurs de créer de réelles opportunités pour les habitants, au-delà des emplois du chantier.

Mamadou Sangafowa-Coulibaly : « La Côte d’Ivoire a le kWh moyen le moins cher de l’UEMOA »
Le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a annoncé que la Côte d'Ivoire propose le kilowattheure

A LIRE AUSSI

Le gouvernement vise 1 262 MWc d'énergie solaire injectés sur le réseau national à l'horizon 2030. Cet objectif s'inscrit dans la politique du président Alassane Ouattara, qui fixe à 45 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays à la même échéance.

Mamadou Sangafowa-Coulibaly a reconnu que cette ambition « requiert la mobilisation de ressources considérables qui ne peuvent être entièrement portées par le secteur public ». L'État s'appuie donc sur des investisseurs privés pour financer et construire les centrales.

Un programme solaire déjà engagé dans plusieurs localités

Katiola rejoint une série de sites déjà lancés. Les centrales de Boundiali (80 MWc) et de Ferkessédougou (52 MWc) alimentent le réseau. À Kong et à Bondoukou, la première pierre a été posée. Odienné, Niakara, Dabakala, Mankono et Soubré figurent parmi les prochaines localités concernées.

Le chantier de Katiola mobilisera jusqu'à 350 personnes au plus fort des travaux, dont 150 emplois directs. Une vingtaine de postes permanents seront ensuite consacrés à l'exploitation et à la maintenance de la centrale.