Le ministère de l'Economie, des Finances et du Budget a démenti, mardi 25 août 2026, les accusations de "complicité institutionnelle" formulées par plusieurs médias en ligne dans le dossier de la Mutuelle d'assurance des taxis-compteurs d'Abidjan (MATCA). Dans un communiqué signé par son service de communication, le ministère qualifie ces publications de "tendancieuses et malveillantes" et menace leurs auteurs de poursuites judiciaires.
Les articles visés dénonçaient des irrégularités dans la décision de placer la MATCA sous administration provisoire, en violation supposée du Code de la Conférence interafricaine des marchés d'assurance (CIMA), ainsi que dans les conditions de mise en place et de pilotage de cette administration.

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Le ministère rappelle que la procédure a suivi l'article 321 du Code des assurances. Le ministre a sollicité et obtenu, le 16 mai 2025, l'avis de non-objection du secrétaire général de la CIMA avant de signer la décision de mise sous administration provisoire. Le mandat de l'administration provisoire repose ensuite sur une base légale validée par le Conseil régional de contrôle des assurances (CRCA), organe de régulation des marchés d'assurance dans les 14 Etats membres de la CIMA.
Décision entérinée par la CRCA en juillet 2025
En vertu de l'article 321, alinéa 2, du même code, la CRCA a, lors de sa session de juillet 2025, entériné par la décision n°037/D/CIMA/CRCA/PDT/2025 la mise sous administration provisoire de la MATCA et la désignation de l'administrateur provisoire.

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Le ministère précise que l'administrateur provisoire agit dans le cadre d'une feuille de route formellement établie, dont la mise en œuvre fait l'objet d'évaluations périodiques par un conseil de surveillance mis en place à cet effet. Il assure que l'ensemble des décisions prises depuis l'installation de l'administration provisoire respecte le cadre légal fixé par le Code CIMA et la législation en vigueur.
La MATCA avait été placée sous administration provisoire le 19 mai 2025, à la suite de troubles internes liés à la contestation de la nomination d'un directeur général par intérim, dans un contexte marqué par des tensions au siège de la mutuelle. Cette crise de gouvernance avait conduit les autorités de tutelle à intervenir pour, selon elles, préserver les intérêts des sociétaires et des usagers des taxis-compteurs d'Abidjan.

