Le président ivoirien Alassane Ouattara est revenu, jeudi 6 août 2026, sur la réforme de la gouvernance électorale engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Cette annonce a été faite lors de son adresse à la nation, diffusée à la veille du 66e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, célébré vendredi 7 août à Yopougon.
Le chef de l'État a présenté cette réforme comme une étape de la « maturité démocratique » du pays, destinée à « parachever la normalisation » du système électoral ivoirien. Selon lui, le nouveau dispositif doit distinguer plus clairement trois fonctions jusque-là regroupées au sein de la CEI : l'organisation matérielle des élections, le recensement des votes et l'observation du processus électoral.
Objectif de transparence affiché
Alassane Ouattara a justifié cette séparation des responsabilités par la volonté de renforcer la transparence des scrutins et d'accroître la confiance de l'ensemble des acteurs politiques dans le processus électoral. Il a invité les citoyens ivoiriens à apporter leur contribution à cette réforme institutionnelle, présentée comme un travail engagé « dans le respect des institutions ».

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Cette réforme intervient alors que le président a inscrit son adresse dans un cadre plus large de consolidation institutionnelle. Il a rappelé que le pays a retrouvé la paix et renforcé sa stabilité au cours des dernières années, une évolution qu'il présente comme un préalable à la modernisation des institutions publiques, dont la gouvernance électorale fait partie.
Le chef de l'État n'a pas précisé, dans cette allocution, le calendrier de mise en œuvre de la réforme ni la nature exacte des structures appelées à remplacer la CEI dans ses différentes missions. Son adresse à la nation abordait également d'autres sujets, dont la signature de deux décrets de grâce présidentielle bénéficiant à 4 661 détenus et la mise en place, en avril 2026, d'un Fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d'Ivoire.
