Le ministre ivoirien des Sports, Adjé Silas Metch, prend part à Casablanca, au Maroc, au lancement de PFL Africa. Cette déclinaison africaine de la Professional Fighters League (PFL), organisation internationale de MMA (arts martiaux mixtes) professionnel, démarre alors que les sports de combat suscitent un intérêt croissant sur le continent.
Pour Abidjan, la présence du ministre a une portée politique. Le gouvernement veut diversifier les disciplines soutenues, attirer de grands événements internationaux et faire du sport un outil d'influence et de développement économique. Être à Casablanca dès le départ du projet permet à la Côte d'Ivoire de se placer parmi les pays intéressés.
Ce déplacement pourrait ouvrir des discussions avec les responsables de la PFL. Trois pistes sont évoquées : l'accueil d'une compétition en terre ivoirienne, une meilleure exposition des combattants nationaux et un accès élargi aux circuits professionnels internationaux.

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Pour les athlètes ivoiriens pratiquant le MMA et les autres sports de combat, l'enjeu est la visibilité. Un événement organisé dans le pays offrirait une scène locale aux combattants, et l'accès à un circuit professionnel les exposerait à un public international.
Aucune discipline à négliger
Le ministère défend l'idée qu'une ambition sportive ne se limite pas à la discipline la plus populaire. Athlétisme, basketball, sports de combat, sports de raquette, disciplines olympiques ou paralympiques : toutes peuvent faire émerger des talents et offrir des perspectives aux jeunes. « Chaque univers sportif peut contribuer à révéler des talents, à mobiliser la jeunesse et à renforcer la présence ivoirienne sur les scènes continentale et mondiale », résume le message qui accompagne ce déplacement.
Cette orientation prolonge le discours d'Adjé Silas Metch lors de la présentation des vœux du monde sportif, le 23 février 2026. Placée sous le thème « Tous mobilisés pour le rayonnement du sport au service d'une grande Côte d'Ivoire », la cérémonie avait permis au ministre de rappeler que le sport sert de vecteur de cohésion sociale, de levier de développement économique et d'instrument de rayonnement international.
